Boiron : le titre parfait ?

Rédigé le 3 septembre 2014 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

On parle rarement de BOIRON (FR0000061129) ce spécialiste de l’homéopathie, connu pour ses médicaments comme Oscillococcinum, le sirop Stodal ou encore la pommade Homéoplasmine, que toute famille a dans son armoire à pharmacie.

Ce silence autour de la valeur est étonnant car BOIRON affiche  une performance boursière de 225% depuis deux ans, de 30% depuis le début de l’année, et reste solidement ancré proche de ses plus-hauts (les 70 €).

Cette superbe performance est étrange : les résultats du premier semestre auraient pu susciter des prises de bénéfice de la part des investisseurs car, sur 6 mois, le chiffre d’affaires a reculé de 5,1% à 261,6 M€, le résultat opérationnel reculait plus fortement, de 17,4%, à 35,5 M€ et la marge opérationnelle perdait même deux points à 13,6%.

graphique BOIRON

La direction du groupe a expliqué cette déception par une base comparable défavorable : en effet, le premier semestre 2013 avait été très dynamique ; en 2014, le marché russe de Boiron s’est effondré (-42,1%) été l’activité aux Etats-Unis a nettement ralenti (-8,6%).

Pour le groupe, la seconde partie de l’année est encore très incertaine avec, dixit la société, une imprévisibilité de la pathologie saisonnière.

Comment expliquer alors que BOIRON tienne si bien ?

Primo, Boiron a toujours été une société bien gérée. Elle dispose notamment d’une trésorerie nette de 140 millions d’euros, représentant 11% de la capitalisation boursière actuelle.

Secundo les ratios boursiers du titre sont raisonnables : certes, le PER est de 16 aux cours actuels mais si on regarde la VE/ROC (j’ai mis l’explication de ce ratio ici), elle est de l’ordre de 8, ce qui n’est pas très cher aux yeux des investisseurs.

Ensuite, la famille Boirson détient 62% du capital, ce qui incite certains gérants à se dire que le groupe finira par être vendu. Cela fait partie des titer « OPAbles » du marché même si son nom n’est pas parmi les plus évoqués.

Enfin, le groupe a toujours pensé à ses actionnaires avec un taux de distribution représentant entre 28% et 35% de son bénéfice. Le rendement ressort ainsi actuellement à 2%.

Difficile dans ces conditions de prévoir un véritable effondrement du titre qui devrait continuer d’afficher des performances supérieures à celles du marché parisien.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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