Les biotech, un secteur incontournable en ce moment

Rédigé le 9 mai 2013 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Conférence "A la recherche du rendement perdu"

Régulièrement, je me réfère à l’homme que le magazine Money avait élu en 1999 comme le meilleur sélectionneur d’actions du siècle, John Templeton. Il a débuté sa carrière d’investisseur en 1939 en empruntant près de 10 000 $, une grosse somme pour l’époque.

Avec l’escalade de la guerre en Europe, la panique et le désespoir qui s’étaient emparés de la plupart des investisseurs, Templeton décida de ne pas acheter de l’or mais plutôt 100 actions dans chacune des 104 entreprises de moins d’un dollar cotées sur la Bourse de New York et d’autres bourses américaines.

Presque toutes étaient de jeunes entreprises innovantes et 34 étaient en faillite. Par la suite, il ne s’occupa plus de son portefeuille pendant quatre ans. Au bout de cette période, sur les 104 entreprises, seules quatre n’avaient plus aucune valeur ; il avait quadruplé sa mise.

Ce n’était pas une question de chance. Templeton était l’un des rares à avoir compris les mathématiques d’un portefeuille. Il est évident qu’un portefeuille diversifié composé d’entreprises réellement innovantes, détenu sur le long terme, rapportera beaucoup. On se base ici sur la simple hypothèse que le progrès humain continuera à avancer et que les choses s’amélioreront.

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Si ce n’est finalement pas le cas, nous serons de toute manière tous dans le même bateau. Aucun investissement, y compris dans les métaux, ne rapportera grand-chose dans un scénario à la Mad Max. Il vaut donc mieux parier que les choses vont en s’améliorant — en s’améliorant beaucoup.

Ce ne sont pas les politiques qui nous sortiront du pétrin
Dans les émissions de télévision financières, j’entends les gens dire que ce n’est pas le moment d’investir sur le long terme. L’Union européenne et l’euro traversent une mauvaise passe. Dans le monde entier, les gouvernements se dirigent vers un défaut.

Toutefois, en 1939, il n’y avait pas qu’une monnaie commune, un taux du chômage et un taux de croissance qui entraient en jeu. Le nazisme était en marche en Allemagne et plusieurs nations, de l’Italie au Japon, se préparaient à la guerre. Non seulement les économies vacillaient mais elles étaient aussi la cible d’armadas de bombardiers et de flottes de sous-marins.

A cette époque, le carnage sera si important que nous ne pouvons, à ce jour, dire avec précision combien de personnes en sont décédées — probablement autour de 60 millions. Ce pourrait être 10 millions de plus ou 10 millions de moins. Les destructions furent si immenses que les documents et même les mémoires de millions de personnes ont disparu à jamais.

Le pourcentage de la richesse humaine totale brûlée par la guerre éclipse tout ce qui est mis en danger aujourd’hui. Mais John Templeton est devenu riche. Pourquoi ? Parce qu’il a cru que le progrès ne pouvait pas être définitivement en perte de vitesse et que ceux qui investissent dans ce progrès gagnent sur le long terme.

Ce ne sont pas les hommes politiques qui nous sortiront de cette débâcle iatrogène — ce sont les scientifiques, les ingénieurs et les investisseurs.

Sur le long terme, le marché punit une mauvaise affectation des ressources mais il récompense les véritables innovations permettant d’améliorer la richesse et la santé. Sur le long terme, les forces du marché l’emportent toujours.

Ignorez les fluctuations et les conditions de marché à court terme. Ayez confiance en l’avenir et regardez loin.

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patrickcox
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