Les biotech : premières victimes de l’aversion au risque ?

Rédigé le 5 septembre 2017 par | A la une, Biotechs et Medtechs Imprimer

Lorsqu’on regarde l’évolution du secteur des biotech pendant l’été, force est de constater que les performances n’ont pas été au rendez-vous.

Les déceptions sont nombreuses avec beaucoup de mauvaises nouvelles. NICOX (FR0013018124) a par exemple perdu plus de 40% en quelques jours suite à une nouvelle déconvenue concernant la mise sur le marché d’un collyre aux États-Unis. Pour ne rien arranger, le groupe a annoncé un nouveau placement privé de 26,3 M€ destiné à des investisseurs qualifiés pour financer sa R&D.

NICOX

Je vous ai déjà dit tout le mal que je pense de ces augmentations de capital réservées, pénalisant l’actionnaire individuel. Certes, cela va beaucoup plus vite qu’une opération classique de levée de fonds, mais le traitement équitable des actionnaires est bafoué – comme c’est encore le cas pour Nicox.

Que dire également de la chute de 69% de GENEURO (CH0308403085), le 28 août, après des résultats décevants de phase 2b menée en collaboration avec Servier chez des patients atteints de sclérose en plaques ? L’annonce était tellement inattendue qu’elle a provoqué d’énormes dégagements auprès des gérants prêts à céder leurs titres à n’importe quel prix.

GENEURO

Ces grosses déceptions prouvent qu’il faut être prudent avec l’ensemble du secteur – ou faire confiance à un spécialiste des biotech : dans cet article, notre spécialiste vous montre par exemple comment engranger 1,4 M€ en 4 trades sur les biotech grâce au marché révolutionnaire du cannabis thérapeutique. Mais il ne faut pas y aller à l’aveuglette !

A l’inverse, l’absence d’informations dans un contexte boursier tourmenté a également pu amener certains investisseurs à prendre leurs bénéfices. C’est ainsi par exemple que peuvent s’expliquer les baisses en un mois de GENFIT (FR0004163111) (-15%), d’ADOCIA (FR0011184241) (-13%) ou encore de NANOBIOTIX (FR0011341205) (-5%).

Les investisseurs confrontés à un climat assez anxiogène (je ne vous fais pas le tableau géopolitique du moment), vendent les lignes les plus liquides et les plus profitables pour commencer à sécuriser leurs gains.

Des valeurs fragiles

Pour une biotech, essuyer un sévère coup de bambou sur son cours de Bourse est sans doute plus délicat que pour l’ensemble des autres secteurs.

Prenons un exemple simple : PUBLICIS (FR0000130577) vient de chuter de plus de 10% en un mois, passant de 64€ à 57€, sur fond de warning de son grand concurrent WPP. C’est juste un effet de contagion, car le géant publicitaire britannique craint une fin d’année médiocre pour le secteur.

Il est évident que PUBLICIS, à ce prix-là, va rebondir car sa valorisation va devenir bradée et attirera de nouveau les investisseurs une fois le coup de bambou passé. C’est un phénomène classique dans le monde des grosses capitalisations où la notion de valorisation est importante.

Dans l’univers des biotech, les valorisations sont beaucoup plus difficiles à appréhender, car on parie sur la promesse de succès d’essais cliniques. Or, n’étant de toute évidence pas dans l’équipe scientifique de la biotech, les investisseurs n’ont que peu de moyen de savoir si oui ou non la biotech a de bonnes chances de passer les tests (sauf, encore une fois, à être spécialiste du secteur et à connaître les noms des équipes scientifique, leur sérieux, leur parcours, et la qualité du traitement et des molécules testés. Ray Blanco, qui est à la tête du service d’investissement FDA Biotech Trader, fait partie de ces rares spécialistes du secteur). Le marché parie donc souvent sur une biotech comme effet de mode, et les investisseurs sont souvent très rapides à jeter ce qu’ils ont adoré la veille… En clair, en l’absence d’une annonce importante (réussite d’un essai clinique, autorisation sur le marché, rachat par une big pharma), il n’y a que peu de chances qu’un titre s’envole.

… mais en cas de succès aux tests cliniques, il est vrai que les gains sont astronomiques et peuvent réellement faire une fortune. Tout est question d’avoir conscience du risque pris… face au potentiel de gain !

4 trades… … 1,4 MILLION D’EUROS !Suivez la démonstration en cliquant ici – vous n’en reviendrez pas !

Mots clé : - - - - - - - -

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

Laissez un commentaire