Quel bilan 2012 pour les sociétés agroalimentaires françaises?

Rédigé le 2 janvier 2013 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

« Ces informations sont réservées à mes lecteurs ! » Eric Lewin

La plupart des informations dont Eric dispose ne peuvent pas être diffusées dans les médias… Pourtant, certaines pourraient vous permettre de réaliser des gains de 25%… 34,5%… 60%… et bien d’autres !

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Par Pierre Havez

2012 vient tout juste de tirer sa révérence et, avant toute chose, j’aimerais vous souhaiter une très bonne année 2013. J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes et, pour les plus chanceux d’entre vous, de bonnes vacances.

Pour bien commencer l’année, je vous propose de passer de nouveau à table avec, au menu, un bilan 2012 des petites et moyennes valeurs du secteur agroalimentaire. Dans un contexte de consommation morose et de hausse des prix des matières premières, comment se sont comportés les groupes agroalimentaires en 2012 ? Ont-ils été pénalisés par la baisse du pouvoir d’achat des ménages français ?

Pas encore, semblerait-il… Globalement, les entreprises du secteur cotées en Bourse ont réussi à maintenir, voire augmenter, leur activité cette année. Celles qui s’en sortent le mieux étant souvent bien aidées par les ventes réalisées à l’international. Attention toutefois, car la hausse du chiffre d’affaires masque parfois une diminution de la rentabilité chez ceux qui n’ont pas été en mesure de répercuter l’inflation dans les prix de vente…

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Mi-figue mi-raisin pour les plats cuisinés

Le spécialiste de la charcuterie et des produits traiteurs, FLEURY MICHON (FR0000074759), se porte bien. Le groupe a vu son chiffre d’affaires grossir de 6,2% à 171,7 millions d’euros au troisième trimestre de l’exercice, porté par le dynamisme de l’activité GMS (grandes et moyennes surfaces) en France. Une tendance solide puisqu’au 31 septembre 2012 les ventes sont en hausse de 7,2% à 516,9 millions d’euros. Sur les neuf premiers mois de l’année 2012, dans le détail, le pôle GMS France a gagné 6,6% à 444,6 millions d’euros, le pôle International est en hausse de 6,5% à 35,9 millions d’euros et le pôle Restauration et divers a grimpé de 17% à 36,4 millions d’euros. Pour rassurer les investisseurs, FLEURY MICHON montre qu’il a l’estomac solide. Le groupe anticipe certes pour la fin de l’année un « contexte plus pesant sur la rentabilité, en raison des coûts liés au contexte sur les matières premières et au démarrage de la nouvelle unité de production de Cambrai en novembre » mais il confirme surtout « la progression de son chiffre d’affaires annuel autour de +7% » et sa prévision de marge opérationnelle supérieure à 5%. Sur le long terme, la valeur reste un plat de résistance sûr à ajouter à votre menu boursier. A la clôture du 31 décembre 2012, elle gagne 37,37% sur un an et 14,47% sur trois ans.

De taille plus modeste, le groupe alimentaire TIPIAK (FR0010166363), subit plus fortement les effets de la crise. Au troisième trimestre de l’année, son chiffre d’affaires s’amaigrit de 4% à 32,7 millions d’euros, après un précédent repli de 1,9% au deuxième trimestre. Sur neuf mois, ses ventes demeurent stables à 102,2 millions d’euros grâce à un bon premier trimestre. Mais le groupe a perdu de son appétit : la direction ne confirme plus sa prévision de croissance de 4 à 5% de son chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’exercice… TIPIAK espère tout de même une « reprise de croissance des ventes » au quatrième trimestre, traditionnellement le plus actif. « La marque TIPIAK sera dynamisée par la diffusion de deux campagnes publicitaires et la mise sur le marché de nombreux nouveaux produits de fin d’année », met en avant le groupe. Une stratégie qui apparaît insuffisante pour rattraper la perte de 18,76% de la valeur sur un an à la clôture du 31 décembre 2012, et son effondrement de 33,88% depuis trois ans. A éviter sous peine d’indigestion.

Pour le fromage pariez sur BEL

Après le plat, passons au fromage. Le spécialiste des produits fromagers et laitiers BONGRAIN (FR0000120107), comme son nom ne l’indique pas, a publié un chiffre d’affaires au troisième trimestre 2012 de 980 millions d’euros, soit une croissance de 0,6% par rapport à l’année précédente. Une croissance au ralenti que ne saurait masquer la communication de la société qui ne fournit aucune prévision chiffrée pour la suite de l’exercice… Alors que la valeur recule de 6,53% sur un an et plus lourdement, de 13,50% sur trois ans, mieux vaut faire l’impasse sur ce dossier.

Préférez-lui son concurrent, les FROMAGERIES BEL (FR0000121857), présent dans plus de 120 pays, et dont l’activité s’est améliorée de 5,9% à 1,3 milliard d’euros sur l’ensemble du premier semestre 2012. Surtout, la rentabilité a suivi le mouvement puisque le résultat opérationnel progresse de 14,9% à 104 millions d’euros, soit une marge opérationnelle de 8% (+0,7 point). Avec une trésorerie nette du groupe quasi-stable à 190 millions d’euros par rapport à fin décembre 2011, le fromager prouve sa solidité. Malgré la prudence de la direction, restez attentif sur la valeur qui a grignoté 0,62% sur un an mais bondi de 40,39% sur trois ans, et pourrait rebondir en cas de reprise de la croissance.

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