Bienvenue dans l’ère des warnings…

Rédigé le 25 octobre 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Je suis pourtant optimiste de nature mais là, il faut se rendre à l’évidence : les avertissements en tout genre se multiplient, que ce soit sur chiffre d’affaires ou sur résultats… La faute à une conjoncture morose… La faute également à des acteurs économiques qui n’ont pris que tardivement la mesure du ralentissement économique.

En fait, c’est depuis début septembre que l’on assiste à des révisions en baisse de perspective et que les patrons refusent complètement désormais de donner des prévisions ; « ils ne mourront pas tous, mais tous seront frappés », pour paraphraser La Fontaine.

Qui aurait pu croire par exemple que SEB (FR0000121709) allait provoquer une onde de choc en publiant un chiffre d’affaires sur neuf mois inférieur aux attentes et un avertissement sur résultat ? Il était de bon ton de louer la politique de ce groupe, devenu très international et très présent en Chine, notamment grâce à l’acquisition de Supor, le leader chinois des articles culinaires, il y a plus de six ans.

On estimait en effet qu’avec 33% de son chiffre d’affaires sur le Vieux Continent, 26% en Asie ou encore 18% en Europe centrale, SEB avait les moyens de bien résister au ralentissement économique. On pensait également qu’avec les quelque 250 produits nouveaux lancés par le groupe, il était assez facile de s’en sortir.

Il n’en est rien ! L’international ne protège plus !

Quelques heures avant SEB, l’équipementier automobile FAURECIA (FR0000121147) avait également averti les marchés, indiquant que son résultat opérationnel serait sans doute supérieur à 500 millions d’euros mais n’atteindrait pas l’objectif fixé entre 560 et 610 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice. Or que reproche-t-on, entre autres, à FAURECIA ? D’être beaucoup trop présent sur les marchés européens et pas assez sur les émergents.

Comme quoi, entre SEB et FAURECIA, il n’y a pas de véritable business model anti crise — sauf peut-être dans le super luxe.

Cela ne facilite évidemment pas la tache de l’analyste, quand il doit investir… Mais c’est là que l’on reconnaît les bons, ceux qui savent détecter LES valeurs les mieux positionnées sur leur marché et qui tirent leur épingle du jeu, quel que soit leur modèle de croissance.

Mais je voudrais finir tout de même par une note d’optimisme. Il est possible que les chefs d’entreprise chargent la barque et que, finalement, dans quelques mois, les résultats ne soient pas aussi mauvais que cela. C’est une stratégie assez intelligente qui ne peut apporter que de bonnes nouvelles à terme — sauf si la récession actuelle se transforme en dépression… Mais je n’y crois pas du tout pour le moment.

Vous le voyez, la période est quand même très compliquée et les stratèges en politique industrielle doivent s’arracher les cheveux pour tenter de trouver la bonne formule, celle qui permet de résister contre vents et marées. Mais ainsi va la vie des affaires, même si elle est de plus en plus compliquée.

J’en profite également pour vous signaler que mon collègue Sacha Pouget, spécialiste des biotech et medtech, a publié d’excellentes analyses sur l’énorme newsflow de STENTYS (FR0010949404) qui a annoncé une augmentation de capital anticipée, et de NEOVACS (FR0004032746). Si ce secteur vous intéresse, je ne peux que vous recommander lire ces news.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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