Le recyclage des banquiers centraux fonctionne toujours aussi bien

Rédigé le 16 avril 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

À l’image de son prédécesseur Alan Greenspan embauché par la Deutsche Bank, puis PIMCO et enfin Paulson Group, Ben Bernanke va mettre son carnet d’adresse au service du hedge fund américain Citadel, l’un des plus puissants de la planète avec 24 Mds$ de fonds propres (démultipliés par des leviers qui peuvent atteindre 200 sur le FOREX).

L’ex-président de la FED rejoint l’équipe de Kenneth Griffin (le fondateur de Citadel) après avoir refusé les propositions alléchantes de plusieurs grandes banques.

Il explique son choix dans le New York Times et cela donne à réfléchir : le fonds Citadel n’est pas régulé par la Réserve fédérale.

Alors bien sur, cela lui permet d’écarter le soupçon de conflits d’intérêt (Bernanke en ayant fait le reproche à Greenspan qui a multiplié les « pantouflages » depuis 2006)… mais cela lui permet surtout d’avoir les mains libres et de ne devoir rendre compte à personne à quelque niveau que ce soit de l’administration américaine, et de pouvoir donner des conférences grassement rémunérées où il pourra exprimer ses avis personnels et non ceux de la banque qui le rémunère…

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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