BENETEAU : trop compliqué, trop tôt et trop cher pour acheter

Rédigé le 15 novembre 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

______________________SPECIAL SALON ACTIONARIA______________________

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Les Publications Agora seront présentes sur le Salon Actionaria, stand A05, au Palais des Congrès à Paris.

Nos experts vous proposeront des mini-interventions sur leurs sujets favoris, et seront à votre disposition pour poursuivre les débats.

Voici le programme sur notre stand.

Et pour télécharger votre invitation gratuite, enregistrez-vous ici dès aujourd’hui.

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Si vous m’écoutez sur BFM Business ou si vous me suivez sur Twitter, vous devez remarquer que je suis assez critique avec certains dossiers. Je ne parle pas bien sûr des ARTPRICE.COM (FR0000074783), CARMAT (FR0010907956), EURODISNEY (FR0010540740) et autres valeurs ultra-spéculatives… Non je veux parler de gros dossiers bien établis mais faisant face à des difficultés et dont j’estime la valorisation bien trop élevée pour les acheter.

C’est par exemple le cas de BENETEAU (FR0000035164).

Le groupe intervient sur deux activités bien distinctes : le Nautisme (73%) et l’Habitat (27%) avec par exemple les mobil-homes de la marque O’Hara, ou les maisons à ossature en bois de la marque BH.

La première activité, le Nautisme donc, est touchée de plein fouet. On sait très bien qu’avec la crise économique, les particuliers ne se bousculent pas pour acheter des bateaux. Logique : ca coûte cher à l’achat, à l’entretien, et voguer en Méditerranée ou dans les Caraïbes n’est pas la priorité des ménages, même les plus aisés…

Certes, l’ultra-luxe ne connaît pas la crise. HERMES (FR0000052292) et LVMH (FR0000121014) connaissent encore de belles rentabilités… mais on ne peut pas comparer l’achat du sac Kelly d’Hermès ou Vuitton avec celui d’un bateau valant plusieurs millions d’euros – même si le Monte Carlo Yachts 70, qui offre trois ou quatre cabines avec salles de bains privatives et cabines d’équipage, est fort sympathique en effet.

Mais la tendance est la même sur les mobil-homes et les résidences étudiantes où le groupe vient de voir l’un de ses gros contrats de 5 millions d’euros différés sur 2013.

Vous vous en doutez, 2011-2012 n’a pas été une bonne année pour BENETEAU. Son chiffre d’affaires ressort en net recul (de 9,8%) et sa rentabilité sérieusement écornée : le résultat opérationnel n’est plus que de 0,2 million d’euros sur l’exercice contre un bénéfice opérationnel de 66,9 millions d’euros l’année précédente. Le résultat net est même légèrement en perte à hauteur de 0,7 million d’euros – contre près de +47 millions d’euros sur l’exercice précédent ! Une sérieuse déconvenue qui provoque la suppression du dividende. Certes, on n’achète pas BENETEAU pour son rendement, mais cela montre que la situation est suffisamment compliquée pour que le groupe ne souhaite pas prendre le risque de distribuer du résultat. Et pourtant sa situation financière reste saine avec une trésorerie nette de l’ordre de 21 millions d’euros.

A ce stade, vous imaginez bien que si la société préfère ne pas utiliser sa trésorerie pour récompenser ses actionnaires, c’est une preuve qu’elle ne voit pas l’avenir avec optimisme. D’ailleurs en lisant le dernier communiqué du groupe, on ne peut qu’être assez réservé :

Conclusion : l’exercice en cours sera encore assez difficile.

Au niveau boursier et des ratios, mon sentiment reste négatif. Prenons pour exemple un bénéfice net de 10 millions d’euros – ce qui est dans le haut de la fourchette des analystes. On obtient alors un PER de plus de 60 et une VE/ROC de 40 !

Donc certes, le titre ne recule que de 7% depuis le début de l’année. Mais le titre est trop cher et il est trop tôt, compte tenu des perspectives 2013, pour acheter. D’ailleurs, vous voyez bien que les investisseurs s’intéressent plutôt à d’autres dossiers du secteur comme RODRIGUEZ (FR0000062994) et PONCIN YACHTS (FR0010193052)…

Seule la société de gestion Franklin Ressources a eu le courage de monter à 8,4% du capital. Mais on ne connaît pas son prix moyen d’acquisition…

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

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