Baltic Dry Index et état de l’économie : mes neurones déclarent forfait

Rédigé le 14 février 2014 par | Analyses indices, Autres indices, Indices, sociétés et marchés Imprimer

Pas d’analyse technique, pas de plan de trade aujourd’hui. Je prends la plume uniquement pour porter à votre attention un fait, un simple fait qui m’interpelle.

De quoi s’agit-il ? Du Baltic Dry Index (BDI)

Le Baltic Dry Index (BDI) est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches (Minerais, Charbon, Métaux, Céréales, Acier, Ciment, etc.). Le coût du fret maritime varie avec la quantité de marchandises transportées. Et comme ces marchandises servent de base à la production industrielle, cet indice est vu comme un bon indicateur d’une croissance (ou décroissance) future de la production. C’est un indicateur avancé de l’état réel de l’industrie, donc du ronronnement du moteur de l’économie mondiale.

Que raconte le BDI ?

Aïe. Il est au plus bas : retombé au niveau de la crise de 2008.

Baltic Dry index

Baltic Dry index

Alors je me pose une question idiote : comment se fait-il que les banques centrales et autres agences gouvernementales nous abreuvent de statistiques rassurantes pour nous faire avaler que la production industrielle se porte bien, que la « crise est derrière nous » et que les perspectives économiques sont bonnes (ou tout du moins s’améliorent)… alors que le BDI montre exactement l’inverse ?

Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume du Danemark ?

Mes trois neurones surchauffées, proches d’un burn-out fatal face à cette contradiction flagrante, me laissent entrevoir deux possibilités.

1 – Les matières sèches, vitales pour nos industries, transitent maintenant par avion, chemin de fer ou téléportation. 2 – Ces statistiques ne reflètent pas la réalité. Voire la travestissent. Possible ? Pour nous aider à réfléchir, rappelez-vous cette citation de Winston Chruchill en la matière : « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées ».

Ca s’est donc déjà fait, ça peut se refaire. Mais quand même. La Fed par exemple. Son discours est censé non ? Elle s’évertue à nous rassurer dans des discours où chaque mot est savamment pesé, chaque virgule soigneusement placée de façon à tranquilliser les marchés, nous assurant que tous les signes de reprise sont bien là et que les statistiques sont là pour le prouver… … Mais que, quand même – sait-on jamais – il est hors de question de laisser les marchés des taux (obligations) se confronter au pricing du risque et au verdict d’un marché libre et efficient – base quand même du libéralisme si cher aux Etats-Unis, je vous le rappelle.

Donc la Fed, grâce à son intervention salvatrice version Gosplan* maintient de tout son poids les taux sous le joug de sa politique monétaire. Alors que la reprise est là, nous dit-elle ?!

Décidément, cher lecteur, mes pauvres trois neurones n’en peuvent plus Dans un effort ultime j’essaye de résumer la logique de la Fed et ses contradictions.

Résumons la position de la Fed en guise de conclusion : Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous. Plus il y a de trous, moins il y a de gruyère. Donc. Plus il y a de gruyère, moins il y a de gruyère.

Allez, courage et à la semaine prochaine ! Gilles

*Gosplan : Le Comité étatique pour la planification était, en Union Soviétique, l’organisme d’Etat chargé de définir et de planifier les objectifs économiques à atteindre. Il a été créé en février 1921 et son rôle s’accrut en 1928, quand fut appliqué le premier plan quinquennal qui prévoyait une industrialisation rapide. ––––––––––––––––––––––––– C’est exceptionnel ! voici l’Intégralité des performances de ce service de trading sur produits dérivés depuis 15 jours :

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Gilles Leclerc
Gilles Leclerc
Trader

Gilles a tout d’abord commencé dans la grande finance. Avec un MBA de la prestigieuse université américaine de Hartford, il a ensuite intégré la direction Financière IBM Europe et ensuite d’IBM Corporation (headquarters mondial). Puis, peu à peu, la passion boursière le gagnant, il s’est tourné vers les activités de trading.

Cela fait maintenant 20 ans que Gilles trade sur les marchés et il se consacre exclusivement à cette activité depuis une dizaine d’années.

Dès 2008, il fut l’un des premiers à pressentir les modifications profondes qu’allaient occasionner l’utilisation intensive des algorithmes sur les marchés financiers ; il a su s’adapter en mettant en place de nouvelles stratégies de trading répondant à ce nouvel environnement. Il créa donc son propre système de trading tout à fait spécifique et basé sur des concepts innovants.

De façon à prouver la validité de son approche, il reste l’un des rares traders/analystes à poster régulièrement ses prises de position en « Live » sur un site d’Analyse Technique de renommée ( Univers Bourse ) où il partage l’intégralité sa méthodologie.

Il intervient désormais dans La Bourse au Quotidien afin de partager son expérience et de proposer ses analyses et sa méthode au plus grand nombre.

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