Axa : pas de quoi se rassurer !

Rédigé le 23 janvier 2009 par | Apprendre la Bourse, Big caps Imprimer

Vendredi dernier, vous pouviez lire dans votre Billet ma Chronique d’une chute annoncée qui vous montrait très clairement ma vision globalement très pessimiste sur les marchés en général, et sur le CAC 40 en particulier. Aujourd’hui, je m’intéresse à l’une des entreprises majeures de l’indice parisien qui présente une configuration technique assez clairement alarmante : Axa.

Dans une conjoncture donc toujours extrêmement tendue, le secteur banque-assurance a été aux devants de la scène et le répit n’est définitivement pas pour le court terme.

Que nous dit donc le graphique ?

Graphique du groupe Axa

Une configuration classique en trois grands temps

A l’instar de bon nombre de valeurs maintenant, et à l’instar même du CAC 40, le groupe Axa voit son cours dessiner une très large phase de consolidation en trois temps classiques (les A, B et C encadrés sur le graphique ci-dessus). Une telle configuration appelle donc à la poursuite du scénario baissier puisque la grande vague C est encore loin d’être terminée.

J’ouvre ici une parenthèse importante dans ma discipline afin d’attirer votre attention sur l’efficacité de l’analyse technique quand on joue sur de grandes tendances de long terme. En effet, le fait que, depuis avril 2007, tous les supports de la hausse précédente (juillet 2002/avril 2007) ont été enfoncés ouvre la voie au schéma indiqué sur mon graphique et permet donc de jouer et de maintenir de fortes tendances de fond. C’est ce que je fais et maintiens, parfois contre vents et marées, avec mes objectifs majeurs sur le CAC 40 à 2 400 et 2 130 points. Ici, dans l’exemple abordé sur Axa, cette configuration me permet de dégager des objectifs encore 30 à 45% plus bas que les cours actuels, comme je vous en parlerai ci-après.

Un décompte elliottiste exemplaire

Une fois n’est pas coutume, la valeur Axa présente un décompte elliottiste extrêmement propre et qui me semble largement mériter d’être décortiqué pour vous.

– Août 2000/juillet 2002 : la grande vague A :

Ayant fait perdre, de façon très abrupte, près de 80% au titre, elle a pris place en cinq vagues traditionnelles (notées de I à V). A noter, pour les puristes : vague III plus longue que la I, ce qui a permis une vague V en extension et, évidemment, un overlap (indiqué en marron sur le graphique) de la vague IV tout à fait respecté par rapport à la vague I.

– Juillet 2002/avril 2007 : la grande vague B :

De très forte amplitude (puisque revenue à hauteur de la vague II de la grande vague A), elle répond elle aussi à une application théorique modèle, à savoir : trois temps toujours classiques (notés A, B et C) avec une vague C en extension, suite à une vague B qui est venue quasiment retracer toute la vague A. De surcroît, ladite vague C a pris elle-même place en cinq vagues (notées de 1 à 5) au sein desquelles, la vague 3 ayant été plus courte que la 1, la vague 5 a été naturellement « avortée ».

– Depuis avril 2007 : la grande vague C :

En cours de formation, elle doit prendre place en cinq temps elle aussi. Nous sommes actuellement en train de dessiner la vague III de ces cinq temps, et l’objectif majeur théorique se situe encore 45% plus bas, comme je le montrerai toujours ci-après.

Que devrait-il se passer maintenant ?

La véritable barrière à la hausse se situe sur les 17,50 euros. C’est le seuil qu’il faudra dépasser afin d’envisager un retour éventuel de la tendance haussière. Pour l’heure, le niveau d’invalidation de mon hypothèse de chute immédiate se situe sur le palier des 15 euros. Aussi, tant que ce niveau n’est pas clairement dépassé, il faut s’attendre dans un premier temps à un test du prochain support important qui se trouve sur les 8,80 euros. En effet, il s’agit là de la zone de soutien majeure qui avait contenu les pressions vendeuses entre juillet 2002 et mars 2003. Cette zone est donc une zone dite psychologique, inhérente à la « mémoire du marché ». Si un rebond technique conséquent est alors attendu (il s’agira en effet de la vague IV), il ne devrait pour autant pas mettre un terme à la déroute, et je parie sur un retour jusqu’aux 6,85 euros : objectif théorique de la grande vague C, soit la projection de 100% de la grande vague A reportée au sommet de la grande vague B.

Et d’un point de vue stratégique : comment intervenir ?

Les objectifs attendus se situent donc aujourd’hui à 30, puis 45% plus bas que les cours actuels. Ce qui laisse un bon potentiel. Hélas (mais peut-on véritablement dire « hélas » ?), depuis les nouvelles règlementations, et régulations, il n’est plus possible de jouer les valeurs à la baisse, sauf via des options type « produits dérivés ». Même si l’on ne trouve pas ou peu de ce type de produits sur des valeurs financières, n’hésitez pas à profiter avec moi de ce nouveau contexte favorable à une stratégie baissière sur d’autres valeurs adaptées !

[Ndlr : Oui, n’hésitez pas ! Après quelques semaines difficiles sur les Turbos, Marc est en ce moment au meilleur de sa forme : 100% de gain sur un turbo put Air France en 6 jours73% de gain sur un turbo put CAC 40 en 2 jours… et des positions ouvertes à +30%… +25%… +17%… en attendant mieux. Si vous voulez gagner dans la baisse quand tout le monde perd, n’hésitez pas à passer votre portefeuille aux turbos.]

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marc-dagher
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