Les avantages de surveiller les valeurs peu suivies des institutionnels

Rédigé le 26 mars 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel… C’est ce que je ne cesse de vous dire depuis une quinzaine de jours, convaincu que la hausse des actions ne peut se faire en ligne droite.

La semaine dernière m’a donné raison. Les valeurs françaises ont consolidé dans un contexte plus morose où se sont mêlées les craintes d’un ralentissement de l’économie chinoise (on reste quand même sur une croissance supérieure à 7%), des tensions sur les rendements italiens et espagnols (la crise des dettes souveraines en loin d’être finie), et les craintes du pétrole cher qui, mécaniquement, ponctionne le pouvoir d’achat des ménages…

Donc au final, le CAC 40 a fait encore moins bien que les indices des petites et moyennes valeurs. Le CAC perd 2,8% en cinq séances tandis que l’indice CAC Small abandonne 1,7% et le Mid & Small laisse 2,2%.

Je pense que le CAC 40 pourrait évoluer pendant quelque temps dans la fourchette des 3 400-3 600 points avec des volumes toujours assez faibles. Il n’y a pas réellement de catalyseur pour faire repartir les marchés. Et les raisons que je viens d’évoquer pour expliquer la baisse de la semaine dernière ne sont ni des surprises ni des accidents majeurs : plutôt des prétextes pour prendre ses bénéfices… Signe que le marché a peut-être touché un point haut et va essayer de reprendre son souffle.

D’un point de vue plus micro, les small caps commencent à peine à publier leurs résultats annuels alors que les entreprises du CAC 40 ont déjà toutes publié les leurs. Ce qui fait que la période mars/avril est très riche en actualité… et donc en opportunités.

Très beau doublé sur les CFD à quelques jours d’intervalles :

  • Vente UBISOFT : +72% (vente à 6,10 euros lundi 19 mars/Rachat à 5,66 euros le 22 mars) : c’est +7,2% en levier 10 sur le CFD, ce qui a permis aux traders de dégager une plus-value de +72%.
  • Achat Air France-KLM : +65% (achat à 4,24 euros le 13 mars/Vente à 4,53 euros le 16 mars). Là aussi, en levier 10 sur les CFD, nos traders ont engrangé +65%.

Cette stratégie, c’est notre spécialiste Mathieu Lebrun qui l’a mise au point… et ses performances sont tout simplement exceptionnelles :

Depuis la création de son service en juillet 2010 et fin 2011, il a réalisé une performance cumulée (gains + pertes) de +875%,avec des gains rapides à deux voire trois chiffres…

Comment ? Tous les détails vous attendent ici !

L’effet de surprise a joué pour certains titres

Les résultats ont par exemple été bons pour Osiatis (FR0004044337) qui a réussi l’an dernier à augmenter sa marge opérationnelle qui représente maintenant 7,3% de son chiffre d’affaires. Résultat : le titre a pris 5,25% le jour de la publication. Vous vous rappelez que le 6 septembre dernier, j’avais intitulé mon article « le bel été boursier d’Osiatis » ; je vous indiquais qu’il fallait mettre le titre dans votre watchlist. Depuis la valeur a pris 10%… Certes, ce n’est pas très glorieux mais cela montre quand même que la qualité finit par se payer sur les marchés. Et puis 10% en six mois, cela fait plus de 20% en annualisé…

Autres exemples de résultats bien accueillis : Esker (FR0000035818) a pris 8,9% le jour des résultats et gagne +11,4% sur cinq séances (j’ai posté le détail des résultats sur le site si vous voulez). Il en fut de même pour Quantel (FR0000038242) qui a pris plus de 14% sur les cinq dernières séances… (pareil, vous pouvez voir les résultats ici).

Pourquoi une telle réaction de marché alors que, bien souvent, les résultats ont déjà été anticipé ? Eh bien sur ce genre de valeurs, l’effet de surprise joue pleinement car elles sont suivies par très peu d’analystes… En effet, les analystes financiers, spécialisés sur les small caps, n’ont pas la possibilité de suivre tous les dossiers. Ils sélectionnent quelques valeurs qu’ils suivent de près… mais ignorent le reste. Pourquoi se concentrent-ils sur quelques titres (et souvent, les plus gros) ? Je vous explique.

Imaginez, je suis un analyste financier sur les small en salle de marché. Je suis certaines small caps avec l’idée de faire du business derrière. Primo en générant des frais de courtage sur les conseils que je prodigue aux vendeurs actions de ma salle de marché. Secundo par les commissions générées par les opérations de levées de fonds notamment.

Quel est l’intérêt de suivre une société dont la capitalisation* est de 20 millions d’euros mais dont le flottant atteint 25% et qui a une très bonne santé financière ? Aucune car vu le flottant, il y a peu de courtage à espérer. Et puis la situation financière saine fait que je ne peux pas vraiment anticiper d’augmentation de capital rapidement.

Voilà pourquoi de nombreuses entreprises ne sont pas suivies. Car elles n’offrent pas de retour sur investissement intéressant pour les intermédiaires financiers. La question ne se pose pas pour les grosses capitalisations. Car même si vous ne ferez jamais la récente augmentation de capital de PEUGEOT, vous avez la possibilité de générer du courtage via votre analyse. Ce n’est pas le cas avec les small caps… qui restent malgré tout peu suivies des institutionnels, et c’est là tout notre intérêt !

Allez, j’en profite pour vous inviter à suivre mes posts sur Twitter : je vous fais part en direct de mes rencontres avec les dirigeants, de mon sentiment, des off parfois… donc, rejoignez-moi ici : @SCConfidentiel ; les posts sont aussi relayés maintenant sur votre site préféré !

* Décryptage : capitalisation boursière
La capitalisation boursière d’une entreprise est la totalité de ses actions mises sur le marché.

Pour obtenir le montant d’une capitalisation, il suffit donc de multiplier le nombre de ses actions en circulation par le cours de l’action.

A titre d’information, sachez qu’en janvier 2012, les deux plus fortes capitalisations boursières au monde étaient Apple et ExxonMobile (avec 471 et 470 milliards de dollars).

Mots clé : - - - -

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

Laissez un commentaire