AUSY veut convaincre la Bourse

Rédigé le 4 avril 2013 par | Mid et Small Caps Imprimer

AUSY (FR0000072621), spécialisé dans l’ingénierie et le conseil en hautes technologies, est un groupe fort de 3 760 salariés solidement implanté en Europe mais également en Inde ou en Tunisie. Présente sur de nombreux secteurs, la SSII profite d’une belle diversification. Citons par exemple l’aéronautique et la défense (26%), les télécoms (24%), les services et les transports (21%) ou encore la banque, finance, assurance (14%). Et de prestigieux clients lui font confiance. Ainsi, parmi les 10 principaux d’entre eux on trouve EADS, France Telecom, Thales, Amadeus ou encore Safran.

Suite à la publication des résultats annuels d’AUSY, j’ai eu l’occasion de déjeuner avec l’état-major du groupe au grand complet – et quelques journalistes triés sur le volet. Faisons le point sur la société, ses fondamentaux et ses perspectives.

• Des résultats meilleurs que prévu

Malgré une dégradation de la rentabilité, les résultats annuels publiés par AUSY au titre de l’exercice 2012 sont bons. Le résultat opérationnel courant progresse de 6,9% à 20,3 millions d’euros et, à 6,3%, sa marge opérationnelle reste stable. Côté résultat net, on note une baisse de près de 12% à 11,8 millions d’euros, soit une marge nette de 3,7%. L’international, pour sa part, ne dégage pour l’instant qu’une rentabilité de 4,6% avec encore quelques difficultés en Allemagne (2,6% de rentabilité).

Cette dégradation n’a pourtant rien de dramatique. Elle s’explique principalement par la digestion, assez difficile, des dernières acquisitions réalisées par le groupe. Comme me l’expliquait en aparté Philippe Morsillo, le directeur général du groupe, « il est très rare d’assister toute de suite à des acquisitions relutives mais l’Allemagne, par exemple, remontera très vite à 6/7% de rentabilité ». De mon point de vue, eu égard à l’évolution du groupe ces dernières années, cela est tout à fait jouable.

• Un groupe qui reste bien orienté

Rappelons qu’AUSY a doublé de taille en trois ans pour atteindre 321 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2012. Au plan international, la poussée est également notable. En effet, en 2006, le chiffre d’affaires n’était que de 7,5 millions d’euros, soit 8,7% du chiffre d’affaires total. En 2012, il s’établit à 86,5 millions d’euros et pèse 27% dans chiffre d’affaires total. Que dire également du résultat opérationnel courant, passé de 3,5 millions d’euros à 20,1 millions d’euros… Bref, je ne m’inquiète pas outre mesure quant aux perspectives du groupe.

Et cela d’autant que, malgré ses dernières acquisitions, AUSY ne cesse d’améliorer sa structure financière. Tenez, prenons le gearing par exemple. Celui-ci, grâce à une très forte génération de cash flow qui a atteint 25,1 millions d’euros l’an dernier, est passé de 55,3 à 25% en l’espace d’un an. C’est plutôt encourageant mais, côté Bourse, les investisseurs attendent tout de même que le groupe retrouve le chemin de la rentabilité. Et, de ce point de vue, il y a matière à dire…

• Cap sur la rentabilité

La principale critique que l’on peut émettre quant à la stratégie du groupe repose sur le fameux couple croissance-résultats. Il faut dire qu’AUSY a tout sacrifié à la croissance au détriment des marges… Mais, d’après ce qui est ressorti de mon déjeuner avec la direction du groupe, priorité sera dorénavant donnée aux marges – en plus du chiffre d’affaires bien entendu. Il me semble donc que les prochaines années seront placées sous le signe de la rentabilité. Il faut dire que l’état-major se rend bien compte que la Bourse boude l’action. « Nous ne comprenons pas notre valorisation actuelle » m’a déclaré Fabrice Dupont, le secrétaire général du groupe.

Actuellement à 20,99 euros, l’action est encore loin des 27,75 euros atteint il y a quelques années alors que la société n’avait pas le même profil industriel… Aussi, AUSY envisage donc d’envoyer un message fort aux investisseurs au moyen d’une OPRA. Si elle venait à se concrétiser, cette opération, qui consiste à racheter ses propres actions pour ensuite les annuler, se porterait sur 15% du capital à un prix maximum de 30 euros par action. Donc nettement au-dessus du cours actuel…

« Nous y pensons mais nous ne sommes pas sûr de la faire » prévient Philippe Morsillo. Le projet sera toutefois soumis à la prochaine assemblée générale et les rachats pourraient démarrer dans les 12 mois suivants… C’est une bonne nouvelle dans la mesure où cela augmenterait automatiquement le bénéfice par action. Notons au passage que les investisseurs ont plutôt bien accueilli l’idée. Wait and see comme on dit.

Pour l’heure, avec une VE/ROC de 6 ou encore une VE/CA de 0,3, le titre apparaît très attractif. Mais, indéniablement, l’intérêt du dossier dépendra de l’évolution de la rentabilité cette année. Si elle s’améliore, nul doute qu’AUSY gagnera, au bas mot, 20 à 25% sur son cours de Bourse.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

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