Aujourd’hui, c’est la Toussaint… la fête de tous les saints

Rédigé le 1 novembre 2016 par | Actions, Analyses indices, Apprendre la Bourse, Autres indices, Big caps, Indices, sociétés et marchés Imprimer

Cela arrive parfois aussi sur les marchés, quand les robots achètent toutes les actions simultanément à coup de « paniers de valeurs » ou d’ETF, comme la Bank of Japan, comme la Banque Nationale Suisse et comme beaucoup de fonds d’investissement géants tels queBlackrock, Citadel, Janus Capital et tant d’autres.

Ces achats en bloc, non discriminants, c’est pour parer au plus pressé, quand un soudain vent d’euphorie souffle sur les marchés.

Mais une étude plus fine du comportement des grands indices boursiers américains nous raconte une toute autre histoire. La Toussaint, c’est une fois par an et le reste du temps, les investisseurs semblent obnubilés par quelques petits noms qui leur font oublier le reste du calendrier.

Les plus grands succès boursiers des 12 derniers mois écoulés ne s’appellent pas Léa ou Léo, Clothilde ou Clovis, Louise ou Raphaël… mais vous avez tous entendu ce nom étrange qui revient sur toutes les lèvres : GAFA ou FANGA.

GAFA est l’acronyme des quatre géants que sont Google, Apple, Facebook et Amazon et FANGA, ce sont les mêmes, avec le « N » de Netflix en plus.

Et si vous n’aviez pas baptisé votre portefeuille au FANGA l’an dernier, il y a de fortes chances que ses performances aient un goût de « trop peu » et que vous passiez pour ringard aux yeux des gérants qui misent exclusivement sur les noms à la mode.

Pour mieux comprendre ce que FANGA peut signifier pour vous, contentez-vous de les extraire du calcul de la progression du S&P 500 (elle est de +15%) sur les 12 derniers mois. Le S&P 495 (au lieu de 500) réalise alors une performance de seulement +5%.

Vous allez vite comprendre pourquoi. Prenons, par exemple, le plus petit des FANGA, Netflix : sa performance est supérieure à +20% sur un an, elle est proche de +40% au cours des trois derniers mois, de +10% sur le seul mois d’octobre.

Alphabet (ex-Google) affiche +11% sur un an, +2,6% au mois d’octobre, Facebook +25% sur douze mois, +25,5% depuis le 1er janvier, +2,5% en octobre.

Pour Amazon, c’était du +33% sur un an avant la correction de fin octobre, +10% sur trois mois avant de retomber tout récemment de 847 vers 775 $.

Mais, nous objecterez-vous, Apple nous plombe, avec ses -5% sur un an… Certes, mais le titre affiche +8% depuis le 1er janvier et +20% sur les trois derniers mois, sans oublier la montagne de cash qui pourrait être redistribuée aux actionnaires. Nous aurions du mal à l’exclure du quintet, car le récent record absolu du Nasdaq-100 vers 4 910 points lui doit presque tout (ainsi qu’à Amazon, en pleine accélération finale)

Nous ne saurions négliger Symantec avec ses +22% sur douze mois et +50% au cours des six derniers, mais sa contribution sur octobre a été nulle (-0,5%)… et puis, 15 Mds$ de capitalisation, c’est 50 fois moins qu’Apple ou Alphabet.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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