AUDIKA : un recentrage qui porte ses fruits

Rédigé le 23 septembre 2014 par | Actions, Indices, sociétés et marchés, Mid et Small Caps Imprimer

Passer de Robert Hossein à Anny Duperey… la campagne publicitaire d’AUDIKA (FR0000063752) fait peau neuve et c’est l’actrice française qui a été choisie pour succéder à Robert Hossein, figure emblématique de la marque jusqu’en 2008.

Côté chiffres, 2013 n’a pas été une bonne année pour le groupe. Sa marge opérationnelle, par exemple, est passée en 1 an de 11,4% à 6,3%. Et, perdre 5 points de marge n’est pas anodin dans un secteur aussi ultra-concurrentiel… La faute aux difficultés rencontrées sur le marché italien.

Pour se soulager, AUDIKA a donc décidé au mois d’avril dernier de céder son réseau transalpin à son concurrent Amplifon pour 7,1 millions d’euros. L’accord ainsi trouvé entre les deux groupes éloigne également tout risque d’une OPA de l’Italien sur le Français. D’ailleurs, pour tout vous dire, je ne crois plus du tout à cette éventualité.

Cela d’autant que les frères Tonnard – membre de la famille fondatrice et dirigeants du groupe – détiennent 54% du capital d’AUDIKA et préfèrent, pour l’instant, conserver leur indépendance. Exit donc l’Italie pour le groupe, ce qui permet définitivement d’éliminer un niveau de pertes.

Revenons donc aux 6 premiers mois de 2014. On note une nette amélioration, perceptible dans les comptes. Tenez, par exemple, le chiffre d’affaires a progressé de 3,2% à 48 millions d’euros et le résultat opérationnel affiche une hausse de 65% à 4 millions d’euros. La marge opérationnelle courante remonte ainsi à 8,2% du chiffre d’affaires.

Le recentrage sur la France et la Belgique est bénéfique. Ainsi, en 1 an, AUDIKA a sensiblement réduit son endettement, avec un gearing passé de 32% à 14%.

Des opérations de croissance externe sont programmées. Ainsi, à terme le groupe devrait compter dans ses rangs 700 centres auditifs contre 460 aujourd’hui.

Il faut en effet aller vite car le secteur est de plus en plus concurrentiel. Les nouveaux indépendants se multiplient tandis que certains opticiens, comme Alain Afflelou ou encore Optical Center, tentent eux aussi de capter des parts de marché.

Côté Bourse, les bonnes nouvelles sont en partie intégrées dans les cours du titre, en hausse de plus de 33% en 1 an. Toute la problématique pour le groupe est maintenant de faire remonter sa rentabilité nettement au-dessus des 10%. C’est jouable mais cela demande de continuer à serrer les boulons tout en intensifiant ses dépenses de communication et de marketing.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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