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Au-delà du Brexit – d’autres séismes à venir

Rédigé le 7 juillet 2016 par | Indices, sociétés et marchés, Toutes les analyses Imprimer

Lundi 20 juin 2016, je me trouvais dans le London Eye, la grande roue de Londres, de l’autre côté du Parlement britannique, avec une équipe de tournage afin d’enregistrer une alerte urgente pour les Anglais et les investisseurs internationaux.

Je disais alors que le vote du Brexit (qui était trois jours plus tard, le 23 juin) pourrait produire un séisme financier. Dans nos services, nous avons donné des conseils et des stratégies précises afin d’éviter des pertes et de profiter de la catastrophe à venir. Il s’agissait notamment de parier sur la baisse de la livre sterling (put sur FXB), sur la baisse du marché anglais (put sur EWU) et d’acheter de l’or. Nous avons, en quelques jours, réalisé des gains spectaculaires, juste en ayant pris les bonnes positions. Nos trades sur l’or se sont envolés (avec des performances latentes de 162%, 118% et même 306%), nos paris baissiers sur la livre et le marché actions anglais nous ont rapporté des gains de 47% et de 51% en quelques séances… et nous pensons avoir trouvé un nouveau trade pour faire mieux (je vous en parlerai dans un autre email, tout à l’heure).

Au cours des semaines qui ont précédé, nous avons expliqué à nos abonnés pourquoi les professionnels des marchés et les médias avaient tout faux sur l’histoire du Brexit.

La sagesse la plus élémentaire a manqué aux investisseurs : ils se sont focalisés sur les cotes des sites de paris (les fameux « bookmakers ») qui montraient une probabilité du « Remain » à 75%.

Cette prise en compte de la cote des bookmakers a faussé les probabilités du marché et a transformé ces probabilités en une très mauvaise prédiction des événements. J’ai passé des décennies à mettre en place des outils de prédiction pour la CIA et je connais donc leurs forces… et leurs faiblesses.

Une fois que les marchés ont commencé à accorder au « Remain » des probabilités élevées, et donc à les refléter dans les prix des différents actifs, nous avions devant nous l’une des plus grandes opportunités de trading que j’ai jamais vue. Etant donné que les probabilités réelles étaient de 50/50, mais que le marché donnait un poids de 75 au « Remain » et de 25 au « Leave », nous avons fait un pari contrarien.

Nous avons alors recommandé de vendre la livre sterling (put sur FXB) de vendre les marchés actions anglais (put sur EWU) et avons conservé notre or, et d’autres trades qui pouvaient bénéficier d’un scenario « Leave ». En agissant ainsi, nous risquions peu de pertes si le « Remain » gagnait (sauf que le potentiel de hausse en cas de « Remain » était limité puisque le marché avait déjà pricé cette option)… mais ferions d’énormes plus-values si l’inverse se produisait. C’est exactement ce qu’il s’est passé. Nous avons eu le bon timing.

Le 23 juin, les citoyens britanniques ont voté à 52% en faveur de la sortie de l’Union européenne. Les marchés avaient clairement intégré une victoire du Remain. Par conséquent, ils ont subi une correction violente et instantanée. L’or s’est envolé de plus de 40 $, les marchés actions ont chuté, la livre sterling s’est effondrée de près de 10% et l’euro a sombré de 4%, le tout en seul jour. Cela représente des mouvements de grande amplitude, même sur une année… Alors quand cela se produit en un seul jour, c’est l’équivalent financier d’un séisme d’amplitude 7 sur l’échelle de Richter.

La question est désormais de savoir s’il s’agit d’une correction exceptionnelle du cours des actifs, ou si c’est le début de quelque chose qui va durer longtemps. Si comme nous le pensons, ce n’est que le début d’une série de faillites du système, alors il n’est pas trop tard pour tirer parti de certaines de nos positions préférées, notamment nos paris sur la hausse de l’or, la baisse de la livre sterling, et la hausse des bons du Trésor américain.

Nous pensons que toute cette histoire est loin d’être terminée. Lorsque les marchés subissent des mouvements aussi extrêmes que ceux que nous venons de voir, la contagion commence… J’aimerais bien que cela s’arrête là, mais ce n’est pas le cas. De nouveaux séismes vont bientôt se produire, dans le prolongement du Brexit car :

Toutes ces faiblesses des élites ont été dévoilées au grand jour lors du fiasco du Brexit qui se déroulait en direct dans les médias. Mais cela n’empêche pas les élites d’être toujours à côté de la plaque. Ils maintiennent les mêmes discours, les mêmes modèles erronés et les mêmes mauvais conseils stratégiques. Cela veut tout simplement dire que d’autres fiascos du type Brexit sont à prévoir.

Nous ne croyons pas à l’efficience des marchés, ou qu’il soit impossible d’établir des prévisions fixes des semaines à l’avance. C’est tout l’inverse. Nos modèles et système, que nous avons développés et dont nous sommes propriétaires, nous permettent de faire des prévisions à long et moyen termes afin de vous donner le temps d’en tirer parti avec une longueur d’avance sur tout le monde.

A Wall Street, on vous dira que vous ne pouvez ni prévoir les chocs ni « battre le marché ». Ne croyez pas ça. Alors que la majorité des acteurs du marché a reçu un choc, lors du vote du Brexit, nous l’avions vu arriver et nous sommes positionnés en fonction grâce à nos modèles exclusifs.

Le 2 mars 2016, près de quatre mois révolus avant le vote du Brexit, nous avons donné une interview sur Bloomberg TV, au cours de laquelle nous avions prédit que le Leave gagnerait et nous recommandions que les investisseurs parient sur la baisse de la livre sterling et achètent de l’or et des bons du Trésor américains. Tous ces trades se sont avérés largement gagnants. Voici cette interview pour juger vous-même : http://bloom.bg/1QsPetN.

Que prévoyons-nous à présent ?

Nous utilisons toujours notre même système afin de prévoir la suite du séisme du Brexit.

Nous prévoyons que la livre sterling va encore chuter beaucoup plus, peut-être jusqu’à 0,80 $, soit une forte baisse de 40%, par rapport à ses niveaux actuels. Mais elle n’ira certainement pas en ligne droite (c’est la raison pour laquelle nous allons d’ailleurs prendre nos bénéfices maintenant sur le put FXB, car nous gagnons 50% en 15 jours et la première secousse est désormais terminée).

Nous pensons également que l’or va grimper beaucoup plus haut. Ce dernier s’orientait déjà à la hausse, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le Brexit, notamment la nouvelle attitude accommodante de la Fed à l’égard des relèvements de taux. Mais, l’incertitude liée au Brexit fournit un nouvel élan à une tendance déjà amorcée.

Quelles sont les données, entre autres, que nous intégrons aux équations dont sont issues nos prévisions réactualisées ? Très rapidement :

La liste ne s’arrête pas là (je ne vous parle pas de l’attitude de la Fed, sur laquelle nous reviendrons).

Les marchés n’ont intégré qu’une infime part de l’impact de ces évènements. Cela signifie que nous entrons dans une période de grande l’incertitude. Si les marchés peuvent intégrer les risques sur la base de probabilités, ils ne peuvent intégrer l’incertitude, dans un contexte où pratiquement tout peut arriver. Dans ces situations, les marchés s’orientent vers des valeurs refuges, autrement dit les liquidités, les bons du Trésor américain et l’or.

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Jim Rickards
Jim Rickards
Rédacteur en chef de Strategic Intelligence

James G. Rickards est le rédacteur en chef d’Intelligence Stratégique, la toute nouvelle lettre d’information lancée par Agora Financial aux Etats-Unis. Avocat, économiste et banquier d’investissement avec 35 ans d’expérience sur les marchés financiers de Wall Street, Jim est également l’auteur de Currency Wars et de The Death of Money, deux ouvrages devenus best-sellers du New York Times. Enfin, Jim est également chef économiste pour le fonds d’investissement West Shore Group.

Il est également rédacteur en Chef de Trades Confidentiels et Alerte Guerre des Devises.

En savoir plus sur le service d’Intelligence Stratégique.

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