ARCHOS : le remake de David contre Goliath

Rédigé le 21 mars 2012 par | Big caps Imprimer

On les attendait avec beaucoup d’impatience et ils sont enfin arrivés… Les fameux résultats annuels d’ARCHOS (FR0000182479) ont été publiés ! C’est fou comme ils étaient attendus.

Tout le monde en parle

Sur un célèbre forum boursier, il y a eu plus de 1 000 posts hier d’anticipations en tout genre, plus ou moins sérieux, des résultats d’ARCHOS. « Ils doivent être bons ! » clamait un internaute. « Non ce n’est pas possible, avec la concurrence d’Apple ! » prévoyait un autre qui conseillait de vendre le titre… Un troisième estimait que l’OPA était inéluctable et qu’un cours de 15 euros était le minimum en 2012. (Ca, je vous le disais déjà en octobre dernier.) Bref, tout le monde en parle.

C’est tout de même fou comment une capitalisation de 234 millions d’euros suscite autant d’intérêt. TOTAL, dont le Qatar vient de prendre 2% du capital, n’a suscité que 20 posts hier sur ce même forum.

Si ARCHOS fait rêver, c’est parce qu’on a l’impression que le groupe français se bat contre les géants que sont Samsung et Apple grâce à de très bons produits (tablettes ou encore MP3). Et nous joue le remake de David contre Goliath en quelque sorte. Le secteur est encore très porteur, comme le prouvent les croissances des ventes d’Apple – dont la capitalisation a atteint hier soir 550 milliards de dollars. Donc ARCHOS en profite. La société connaît une forte croissance puisque don chiffre d’affaires est en progression de 106% à 171,4 millions d’euros. Elle a vendu 1,6 million d’unités l’an dernier contre 35 millions pour Apple. De très bons chiffres pour une boîte bien française !

Penchons-nous sérieusement sur les résultats maintenant…

Ils sont bénéficiaires avec un résultat opérationnel courant (le fameux ROC) de 8,6 millions d’euros (contre 0,2 million d’euros auparavant) et un résultat net de 5,7 millions d’euros (contre une perte de 2,3 millions d’euros l’année dernière). Seul petit bémol, mais qui est important pour moi : le tassement de la marge brute qui se retrouve ainsi à 19,2% contre 23,3% en 2010 et surtout qui était à 23,4% au premier semestre. Cette marge brute est tout simplement le prix de vente moins les coûts d’achat. A titre de comparaison, Apple a une marge brute de l’ordre de 44%… La marge d’exploitation sur l’exercice ressort ainsi à 5% et la marge nette à 3,3%. Au premier semestre, la marge d’exploitation du groupe était de 7% pour une marge nette de 2,3%.

En fait, le souci du groupe est de pouvoir vendre ses produits en quantité sans dégrader ses marges. C’est un juste équilibre à trouver…

L’autre souci d’ARCHOS, c’est également de financer ses stocks. Mais la société a, semble-t-il, trouvé une solution pour se permettre de grandir.

Quand vous êtes une entreprise de la taille d’ARCHOS, vous pouvez avoir les pires difficultés à financer vos stocks. D’où, par exemple, des augmentations de capital pour financer le fameux BFR* – ce besoin en fonds de roulement. Pour essayer de ne pas trop dépendre des investisseurs et des conditions de marché, ARCHOS vient de mettre en place une ligne de financement PACEO auprès de la Société Générale. Appelées également equity lines, ce sont des augmentations de capital fractionnées en plusieurs tranches étalées dans le temps et réservées à un intermédiaire financier. Très faciles à mettre en place, ces opérations peu utilisées dans le monde des small et mid caps permettent une assez grande réactivité.

Voilà donc ARCHOS parée pour la croissance avec des objectifs ambitieux :

  • bénéfice d’exploitation de 20 millions d’euros en 2012 ;
  • 50% de hausse sur le chiffre d’affaires cette année ;
  • 1 milliard d’euros en 2014 ;
  • création d’une coentreprise en Chine avec la cotation sur le marché local.

L’action est assez volatile ce matin après quelques minutes de cotation. Elle perd 2,5% à 9,15 euros dans un volume de 640 400 titres. Des prises de bénéfices donc : les investisseurs (ou plutôt les spéculateurs !) ont, comme on dit « acheté la rumeur et vendu la nouvelle ». En tout cas, je suis bien content de vous avoir recommandé ARCHOS dès l’automne dernier, quand le titre était autour des 5 euros : il en cote plus de 9 euros actuellement et le titre prend 41% depuis le 1er janvier.

* Décryptage : BFR (le Besoin en Fonds de Roulement)
Dans le but de faire la soudure entre ses rentrées d’argent (les règlements de factures par ses clients) et les sorties d’argent (paiement des factures reçues des fournisseurs), une entreprise doit avoir un matelas de capitaux. C’est ce que l’on appelle le besoin en fonds de roulement. En effet, s’il est rare qu’une société paye ses fournisseurs dès la livraison des produits, il est aussi rare qu’elle reçoive de ses clients le paiement aussitôt le bien ou service fourni. Généralement compris entre 30 et 90 jours, ces délais de paiement obligent la direction à prévoir une trésorerie adéquate. Point délicat : cette trésorerie doit être financée, donc négociée avec le banquier qui va demander une rémunération (taux d’intérêt). D’où la volonté des entreprises de réduire au maximum le niveau du BFR.

Première parution dans Small Caps Confidentiel le 15/03/2012.

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Cher Lecteur,

J’ai sous les yeux un document inédit : une liste confidentielle de cinq small caps exceptionnelles.

Elles ont résisté à la crise… ont des fondamentaux très solides… — et pour cause, ce sont les sociétés françaises les moins endettées et qui ont le plus de cash en trésorerie !

Je suis sûre que vous sauriez quoi faire d’un tel document ! Son auteur ? Jean Chabru.

Jean travaille pour nous depuis plusieurs années maintenant — il s’est fait une spécialité de détecter les petites et moyennes valeurs les plus prometteuses.

Cette liste des cinq small caps les moins endettées vous intéresse ? Alors n’attendez pas pour vous inscrire, en bas du message qui suit — vous la recevrez gratuitement dans les jours à venir !

Vous êtes les premiers à être au courant, profitez-en…

Excellents investissements,

Nathalie Boneil
Directrice de la rédaction,
Publications Agora

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

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