L’Arabie devient le royaume des… déficits

Rédigé le 8 novembre 2017 par | Toutes les analyses Imprimer

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Après l’arrestation pour allégation de corruption du prince Al-Walid ben Talal, de Amr Dabbagh, patron de la Saudi Arabian Investment Authority, du magnat de la construction Bakr Ben Laden (le père d’Oussama), du milliardaire Saleh Kamal… les partenaires occidentaux se posent quelques questions.

Mais les autorités saoudiennes affirment que les dizaines de personnalités arrêtées et les 800 millions de dollars de leurs avoirs gelés n’auront pas d’impact sur la bonne marche des affaires.

Il faut dire que ces 800M$, si nous les considérions comme « confisqués » ne sont qu’une goutte d’eau comparé aux déficits accumulés par l’Arabie saoudite en 3 ans, soit plus de 200 milliards de dollars, et c’est bien parti pour 60 à 80Mds$ de plus cette année.

L’Arabie a consommé à ce jour plus d’un tiers de ses réserves en y puisant 250Mds$, auxquels il faut rajouter 100Mds$ d’emprunts supplémentaires.

La guerre avec le Yémen coûte très cher et le prince ben Salmane ne semble pas pressé d’y mettre fin, surtout si des missiles yéménites commencent à viser Ryad, comme ce week-end.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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