Après les tops, voici les flops de 2011

Rédigé le 23 décembre 2011 par | Mid et Small Caps Imprimer

Je poursuis mon passage en revue des tops et des flops de cette année. Hier, je voulais vous parler des points positifs du marché des small caps. Mais suite à un problème technique, nous n’avons pu vous envoyer la newsletter. Elle est donc sur le site, et vous pouvez lire dès à présent les « tops » de l’année 2011.

Aujourd’hui, nous allons voir les down. Attention, il ne s’agit pas de vous faire la liste des valeurs qui ont le plus baissé, mais de celles qui ont le plus déçu durant l’année. Voici donc les cinq down de l’année…

ETAM DEVELOPPEMENT : LA CHINE NE SUFFIT PAS

Avec son positionnement en Chine, ETAM (FR0000035743-TAM) semblait immunisée contre un fort ralentissement économique en Occident. Mais les résultats n’ont pas suivi. Son résultat opérationnel en Europe a chuté de 22%, et la perte opérationnelle en Europe, n’a pas été compensée par la Chine.

La fin d’année s’annonce également difficile avec par exemple un recul de 3,8% du chiffre d’affaires du groupe au troisième trimestre. L’action, en dépit d’un sursaut de dernière minute ces derniers jours, abandonne 69,6% depuis le 1er janvier.

Elle ne vaut qu’un quart de son actif net mais avec le ralentissement de l’économie chinoise qui se profile, les perspectives ne sont pas des plus sereines pour le groupe.

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• VET ‘AFFAIRES : le low cost ne protège pas

C’est l’autre forte déception dans le secteur textile.

On pensait en début d’année que le positionnement dans les vêtements et accessoires à prix discount immunisait contre la crise. Il n’en a rien été puisque par exemple VET’AFFAIRES (FR0000077158-VET) n’a cessé de décevoir tout au long de l’année… En octobre, le groupe a par exemple publié un très mauvais T3. Puis début novembre, il a émis un profit warning*

Bref, le spécialiste des produits à petits prix a été touché de plein fouet. Ajoutez à cela un vaste programme d’ouverture de magasins assez coûteux et vous comprenez pourquoi l’action a perdu 55,2% depuis le 1er janvier.

• PIERRE ET VACANCES : restez à l’écart

Annus horribilis pour le premier exploitant européen de résidences et de villages touristiques. Vous connaissez sûrement au moins une marque de PIERRE ET VACANCES (FR0000073041-VAC) : le groupe possède Center Parcs, Maeva ou encore Adagio.

Mais malgré cette renommée, l’action abandonne 60% depuis le 1er janvier sur fond de résultats encore bien médiocres. Certes, le résultat net part du groupe a progressé de 44,3% à 10,5 millions d’euros sur l’exercice 2010-11… mais on est encore bien loin des 73 millions d’euros de résultats d’il y a quelques années et l’activité tourisme a été déficitaire.

De même, la marge nette reste très faible — à moins de 1%.

Difficile dans ces conditions de conseiller l’action qui reste chère avec un PER de 20. De plus, la mise en oeuvre du plan de transformation du groupe prend du retard avec notamment des surcoûts informatiques importants.

PIERRE ET VACANCES vise une hausse de 100 millions d’euros de son chiffre d’affaires à l’horizon 2014 (contre une estimation initiale en 2013) et une réduction de ses coûts de 65 millions d’euros… Un beau challenge, mais qui me semble difficilement réalisable pour PIERRE ET VACANCES dont la capitalisation est revenue à 214 millions d’euros.

• EUROPACORP… année à oublier

Si vous me lisez depuis quelque temps, vous devez savoir que je… n’aime pas du tout le titre. Bourse et cinéma ne font pas bon ménage. On en a eu l’expérience cette année : la société de production créée par Luc Besson est en recul de 50% sur l’année.

Europacorp (FR0010490920-ECP) perdra encore de l’argent au titre de l’exercice 2011-12 en raison de la sortie retardée de Taken 2 ou encore du retard de la série TV Transporteur. Les pertes du groupe ont quadruplé au premier trimestre. N’oubliez pas que déjà sur l’exercice 2010-11, Europacorp avait déçu en dégageant une perte nette de 30,2 millions d’euros.

Franchement restez encore à l’écart même si le catalogue de films vaut quasiment deux fois la capitalisation actuelle.

• HI MEDIA : beaucoup de spéculations

Vendra, vendra pas ? Une bonne partie de l’année, les investisseurs ont cru à la cession du pôle micro-paiement de HI MEDIA (FR0000075988-HIM), souvent évoquée par la direction.

Mais finalement fin août, nouveau changement de stratégie avec le désir de maintenir cette division au sein du groupe. Du coup, la nette amélioration des résultats du leader européen de la monétisation de l’audience au premier semestre, les nombreux contrats et la confiance affichée par la direction n’ont pas suffi…

L’action clôture l’année sur une baisse de 44,6% et voit sa capitalisation boursière revenir à 89 millions d’euros. Néanmoins, avec un flottant dépassant les 80%, HI MEDIA pourrait être une proie idéale en vue d’un adossement.

Sur ce tour d’horizon des principales small caps qui ont fait l’actualité, je vous souhaite un très joyeux Noël, d’excellentes fêtes de fin d’année et vous donne rendez-vous le 6 janvier pour la suite de notre suivi de l’univers des small.

A très bientôt, et merci de votre confiance
Eric

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* Décryptage : profit warning
Profit warning est une expression anglo-saxonne qui signie “alerte sur résultats”. Quand une entreprise sait que les résultats qu’elle va donner ne sont pas conformes à ceux qui ont été prévus, elle émet un profit warning pour prévenir les marchés. Le but de cette annonce est de préserver la confiance des marchés et des investisseurs. Si cette annonce n’est pas donnée à temps, cela peut occasionner une forte correction sur le titre.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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2 commentaires pour “Après les tops, voici les flops de 2011”

  1. […] se refuse d’ailleurs de guidance sur 2012. On restera à l’écart car elle fait partie des flops de 2011 AKPC_IDS += […]

  2. […] perd 7,5% et il vaut mieux rester à l’écart du dossier, comme je vous l’ai déjà dit l’année dernière  Imprimer cet article window._wp_rp_static_base_url = […]

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