Les trimestriels d’Apple seront-ils un cache-misère suffisamment efficace ?

Rédigé le 27 octobre 2015 par | Big caps, Toutes les analyses Imprimer

Un petit état des lieux s’impose avant la publication ce soir des trimestriels d’Apple (NASDAQ: AAPL) qui constitue en quelque sort le sommet du Cervin des résultats des entreprises américaines.

C’est la publication qui se détache de la façon la plus flagrante de la ligne de crête, il y a l’avant puis l’après Apple.

Et Apple n’a plus déçu les anticipation depuis 6 trimestres consécutifs.

Et les profits d’Apple, c’est pratiquement 10% de la totalité des gains annoncés par ailleurs sur le Nasdaq : de gros profits au-delà des attentes pour Appleet et c’est le triomphe d’un dépassement global et illusoire des objectifs pour toutes les entreprises outre-Atalantique.

Cependant, quels que soient ces futurs résultats, il va devenir de plus en plus difficile d’entretenir le sentiment trompeur que « tout va mieux que prévu » : 60% sur les 33% d’entreprises (du « S&P ») qui ont déjà publié leurs bénéfices ont battu le consensus, contre plus de 70% au T2 (soit 16 entreprises ayant fait moins bien d’un trimestre sur l’autre pour l’instant).

Mais surtout, elles ne sont que 38% à publier des chiffres d’affaires – déjà minorés – supérieurs aux attentes et elles ne sont que 30% à améliorer à la fois leurs profits et leur chiffres d’affaires.

Et ce sont des données encore assez basiques : quel pourcentage de ces entreprises parvient en plus à améliorer ses marges ?

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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