Le champagne pétille à nouveau

Rédigé le 22 janvier 2014 par | Mid et Small Caps Imprimer

Les petites bulles reprennent du « peps ». Le 17 janvier dernier, le Comité Champagne, l’organisme interprofessionnel rassemblant les vignerons et les maisons de Champagne, a publié des estimations pour 2013 pas forcément pétillantes mais qui peuvent tout de même inciter à trinquer. Avec 304 millions de bouteilles écoulées l’année dernière, les ventes accusent une baisse de 1,5%. Un résultat qui aurait pu être pire sans le bond de 8% des expéditions enregistré en décembre. Le chiffre d’affaires annuel du secteur devrait, lui, reculer de 2% pour s’élever à 4,3 milliards d’euros.

Ces résultats s’inscrivent en droite ligne avec les perspectives élaborées en début d’exercice par la profession. Produit de luxe par excellence, le champagne souffre de la dégradation de la conjoncture économique. Voilà pour la coupe à moitié vide. Pour la coupe à moitié pleine, les professionnels peuvent se réjouir des bonnes performances à l’export. Si les ventes se replient de 2,3% en France (167 millions de bouteilles) et de 3,4% dans l’Union européenne (74 millions de bouteilles), elles progressent de 3,2% dans le reste du monde (63 millions de bouteilles) tirées notamment par la soif retrouvée des Américains.

• Montée en gamme

Cette bonne tenue des marchés extra-européens a permis à Laurent-Perrier (FR0006864484) de limiter la casse. Le cinquième producteur mondial de champagne (derrière LVMH, Vranken, BCC et Pernod-Ricard) a présenté le 7 janvier 2014 un chiffre d’affaires pour le 1er semestre de 90,1 millions d’euros, en recul de 5,7%. Le groupe, coté sur le compartiment B et qui compte six marques (Laurent-Perrier, Salon, Delamotte, Vicomte de Castellane, Jeanmaire et Oudino), a su partiellement compenser les baisses de volume sur le Vieux Continent en gagnant des parts de marché dans les pays hors Europe qui représentent désormais 23% de ses revenus. Mieux : ses ventes sont montées en gamme, ce qui lui a permis de préserver ses marges.

Lanson-BCC (FR0004027068) s’en tire moins bien. En dépit de ses efforts commerciaux à l’international, la maison champenoise (marques Boizel, Chanoine Frères, Philipponnat, De Venoge et Lanson) devrait, d’après le bureau d’analyse financière IDMidCaps, connaître un recul de son chiffre d’affaires 2013 de 11 millions d’euros pour atteindre 282 millions d’euros. 92% des revenus du groupe, inscrit sur l’Eurolist B, sont générés, il est vrai, en Europe. Or, ses ventes dans cette zone ont accusé une chute de 15% sur le seul 1er semestre 2013.

• Diversification

Vranken-Pommery Monopole (FR0000062796) pourrait, lui, voir son chiffre d’affaires passer de 340 millions d’euros à 352 millions d’euros sur 1 an. Le groupe, créé en 1976 et coté sur le compartiment B, est très présent en Europe mais aussi aux Etats-Unis. Même si son activité champagne (marques Demoiselle, Diamant, Charles Lafitte, Heidsieck Monopole et Pommery) génère encore la plus grande partie de ses revenus, il s’est diversifié dans le porto et, plus récemment, dans le vin rosé. Vranken Monopole et Castel ont annoncé cet automne la création de Listel SA, une entreprise spécialisée sur ce marché en plein développement et détenue à parité par les deux groupes.

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