Le secteur du champagne ne pétille plus…

Rédigé le 14 février 2013 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

En Bourse, il est de bon ton de parler des secteurs qui sous-performent et qui rencontrent des difficultés. Ainsi, on évoque souvent l’automobile, en permanence le papier et les télécoms mais jamais le champagne. Pourtant, les valeurs cotées du secteur – à l’exception de LVMH bien évidemment – ont connu une année bien noire…

Jugez par vous-même. Sur un an, VRANKEN-POMMERY abandonne plus de -10%. LAURENT-PERRIER et LANSON, quant à eux, lâchent respectivement -15,83% et -27,11%. La faute à une activité en dents de scie et encore trop dépendante d’un Vieux Continent sur lequel les ventes de champagne ont chuté de 7,1% sur l’année 2012.

Ce n’est un secret pour personne, en France, pour beaucoup de secteurs, la clé du succès passe dorénavant par les pays émergents – et les Etats-Unis dans une moindre mesure. Pour le champagne, je pense qu’une montée en gamme est également nécessaire. Bien sûr cela est plus facile à dire qu’à faire. Développer des réseaux de distribution dans ces pays est très coûteux, en hommes comme en marketing. Cela me paraît toutefois indispensable.

Laurent-Perrier n’attire pas les investisseurs

Parmi les valeurs du secteur, LAURENT-PERRIER (FR0006864484) s’en sort mieux que ses camarades. En effet, sont positionnement un peu plus haut de gamme lui permet d’afficher une rentabilité opérationnelle d’environ 19%. Malgré tout, la fin d’année s’est avérée tout de même difficile avec un chiffre d’affaires trimestriel en recule de 2,8%. Ca n’est pas terrible. Surtout lorsque l’on sait que cette période – avec les fêtes de fin d’année – représente 40% du chiffre d’affaires annuel. Sur 2013, et notamment sur le trimestre en cours, le groupe navigue à vue. Inconvénient : la visibilité est limitée…

Pas facile dans ces conditions de susciter l’intérêt des acheteurs. Cela d’autant que les ratios du titre sont encore élevés avec, par exemple, un PER de 19 ou encore une VE/ROC de 16. Heureusement que LAURENT-PERRIER n’est pas extrêmement endetté avec son gearing de 100%. « Quoi ? Un ratio de 100% ? Mais c’est énorme ! » allez-vous me rétorquer. Vous avez raison… enfin à quelques nuances près. Dans le secteur du champagne ce n’est pas gigantesque. Loin de là. N’oublions pas qu’il faut bien financer les stocks…

Restez à l’écart de Vranken-Pommery et Lanson

VRANKEN-POMMERY (FR0000062796), pour sa part, affiche un gearing de 200%. Sa rentabilité opérationnelle est deux fois plus faible que celle de LAURENT-PERRIER, autour de 10%. Avec un recul de 4,4% de son chiffre d’affaires, la société est également passée par une fin d’année délicate due à la forte concurrence sur les champagnes d’entrée de gamme. Il est bien évident qu’on ne peut pas recommander ce titre qui se paye sur un PER de 17 et une VE/ROC de 25.

Passons maintenant à la maison LANSON (FR0004027068), que je vous ai présentée en septembre dernier. Le groupe souffre beaucoup également. Sa fin d’année a été difficile avec un recul de son chiffre d’affaires de 6%, ce qui a entraîné un recul de 11% sur l’exercice 2012. Avec 74% de son activité réalisée en Europe, LANSON est encore beaucoup trop dépendant de la conjoncture du Vieux Continent. Les analystes ne s’y trompent pas et ne sont pas très chauds sur le dossier. Moi non plus d’ailleurs, surtout aux cours actuels.

Un secteur trop cher et trop rigide

Peut-être êtes-vous de ceux qui pensent que le secteur est traditionnellement cher et que, de ce point de vue, payer du champagne 17 fois les bénéfices n’est pas excessif. Vous avez sans doute raison pour une société comme LVMH. En revanche, pour des small et mid caps dont le newsflow est loin d’être des plus excitants, vous avez tort.

En plus, j’avoue croire très difficilement à une éventuelle recomposition du secteur. En effet, sachant que les grandes maisons de champagnes sont généralement dirigées par des familles, j’ai vraiment du mal à imaginer que celles-ci soient prêtes à céder leurs participations. Surtout au cours actuel…

_____________________Pour vous aider dans vos investissements______________________

« Pour moi, cela ne fait aucun doute : pour gagner de l’argent en Bourse, il faut viser les small, et surtout les mid caps. » Eric Lewin

La plupart des informations dont Eric dispose ne peuvent pas être diffusées dans les médias. Or ces analyses essentielles pourraient vous permettre de profiter des meilleures opportunités de marché et viser des plus-values exceptionnelles !

Aujourd’hui, Eric Lewin a décidé de lancer sa propre lettre confidentielle d’investissement pour VOUS faire profiter de ses informations en exclusivité.

Pour en profiter sans attendre : c’est ici !

Remy Cointreau : si vous avez une bonne descente, gare à la porte de saloon

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

Laissez un commentaire