Le cinéma ne fait pas recette

Rédigé le 9 janvier 2014 par | Mid et Small Caps Imprimer

Je vous le dis régulièrement, cinéma et Bourse ne font pas bon ménage. En effet, le cinéma me semble bien trop aléatoire à appréhender pour que les spécialistes puissent faire des analyses de qualité sur un business sans aucune récurrence. La dernière étude réalisée par BFM Business a renforcé ma conviction. On y apprend par exemple qu’en 2013 un film français sur 10 a été rentable, soit un ratio de seulement 10%. Et encore, 2013 est une meilleure cuvée que 2012 où seulement 9% des films français avaient été rentables…

Pour un film tel que La Vie d’Adèle, réalisant près de 1 million d’entrées avec seulement 4 millions d’euros de budget, que de déceptions ! Et elles vont de l’Ecume des Jours à Jappeloup en passant par Boule et Bill. Le premier homme de Gianni Amelio dont je n’ai jamais entendu parler, lui, s’arroge même le titre du film le moins rentable de l’année avec 36 000 entrées pour plus de 10 millions d’euros de budget. Les sociétés cotées n’ont pas connu également une grande année boursière. Laissons volontairement de côté TF1 et Canal Plus, groupes de plus grande taille avec une activité télévisuelle très importante, pour nous concentrer sur Gaumont et Europacorp.

Gaumont (FR0000034894) perd près de 5% sur 1 an et semble totalement délaissé des investisseurs avec des volumes très faibles de jour en jour. Pourtant, sur les 9 premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires du groupe a bondi de 57% à 123,6 millions d’euros – mais exclusivement en raison de la livraison des deux premières saisons des séries américaines Hemlock Grove et Hannibal. Le chiffre d’affaires de l’activité de production cinématographique recule pour sa part de plus de 10% à 63,5 millions d’euros. Avec un PER autour de 10, on ne peut pas dire que la valeur soit très chère mais elle n’excite pas les foules. De même, avoir un price to book de 0,6 n’est pas un élément prépondérant pour les investisseurs dans le secteur.

Europacorp (FR0010490920), de son côté, perd plus de 7% en 1 an avec notamment un premier semestre bien médiocre, marqué par un plongeon du bénéfice net passé de 12 à 0,9 million d’euros et un recul de l’ordre de 20% de son chiffre d’affaires. Et si l’on regarde dans le passé, on s’aperçoit que le groupe est assez coutumier d’énormes variations dans ses publications. Jugez plutôt : sur l’exercice 2012-2013, son résultat net part du groupe s’est établi à 19,6 millions d’euros contre seulement 0,1 million d’euros pour l’exercice 2011-2012. Et que dire de l’exercice 2010-2011, marqué par une perte nette de l’ordre de plus de 30 millions d’euros ?

Vous l’avez compris, il est extrêmement difficile d’être serein sur ce genre de dossiers et, croyez-moi, autant je n’aime pas le football dont je critique également la présence en Bourse, autant je suis cinéphile. Mais, ce secteur n’a rien à faire en Bourse et ne doit pas être mis dans les mains des actionnaires individuels.

_____________________Pour vous aider dans vos investissements______________________

Eric Lewin vous propose 3 mois d’essai Satisfait ou 100% remboursé !

Les articles de Small Caps Confidentiel vous passionnent ? Vous aimeriez détenir plus d’informations pratiques pour investir ? Plus de conseils pour engranger les plus-values ?

Découvrez aujourd’hui la lettre d’investissements d’Eric Lewin dédiée aux petites et moyennes valeurs de la cote – et bénéficiez d’une garantie de 3 mois Satisfait ou 100% Remboursé !

Toutes les caractéristiques de sa lettre sont dans ce message spécial…

Mots clé : - - -

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

3 commentaires pour “Le cinéma ne fait pas recette”

  1. RT @SCConfidentiel: Le cinéma ne fait pas recette… Ne touchez pas à #Gaumont et #Europacorp. http://t.co/AYZvwHbCiB

  2. SCConfidentiel : Le cinéma ne fait pas recette $AN $ECP $TFI http://t.co/zalaoRTnh5

  3. RT @SCConfidentiel: Le cinéma ne fait pas recette… Ne touchez pas à #Gaumont et #Europacorp. http://t.co/AYZvwHbCiB

Laissez un commentaire