Le risque d’une correction s’amplifie sur l’Eurostoxx : comment la jouer ?

Rédigé le 24 janvier 2012 par | Autres indices, VIX Imprimer

Vendredi 13 janvier, l’agence de notation S&P dégradait la note de neuf pays de la zone euro ; c’est le jour où la France a perdu son fameux triple A. Mais, comme vous l’avez vu, il n’y a eu aucune réaction sur les marchés, qui avaient anticipé cela depuis quelques semaines. Les marchés obligataires intégraient déjà un « spread », une différence, assez significative entre les taux à 10 ans de l’Allemagne et ceux de la France.

Peu de changements donc finalement pour notre pays ; le marché a finalement continué de progresser. Dans l’histoire, ce qui a un peu plus attiré mon attention, c’est la dégradation de la note du FESF passée quasi inaperçue. Pourtant, cela va accroître le coût du sauvetage des pays de la zone euro et compliquer la situation de l’Italie et de l’Espagne… J’y reviens aujourd’hui car c’est pour moi un élément capital à surveiller en ce moment.

Car si je suis positif pour le moyen terme – le plus gros de la crise de la dette est peut-être derrière nous, c’est du moins ce qu’anticipe le marché –, j’attends une correction dans les prochains jours…

_______________________________Pour vous aider dans vos trades________________________________

CA N’ARRIVE PAS QU’AUX AUTRES : Grèce, Portugal, Irlande, Espagne, Italie… France ?

La faillite de la France pourrait n’être qu’une question de semaines… et votre argent en serait la première victime.

N’attendez surtout pas pour prendre ces trois mesures : elles pourraient faire toute la différence dans les mois qui viennent.

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Les marchés sont un peu trop optimistes
A court terme
, la volatilité va, à mon avis, faire son retour et, dans ce contexte un peu trop optimiste, une rechute me paraît probable. Le VIX est au plus bas – c’est toujours inquiétant pour cet indicateur contrarien qui a d’ailleurs commencé à rebondir. Le consensus est redevenu haussier et le marché est monté trop vite et sans volume.

Chaque hausse est de plus en plus poussive et les indices américains comme européens nous donnent des signes de faiblesse depuis quelques jours. Les résultats des entreprises américaines sont décevants, les indicateurs techniques sont à bout de souffle… Mais, surtout, comparé à la situation d’il y a deux ou trois mois, il n’y a quasiment plus de baissiers sur le marché.

Bref, vous m’avez compris : nous sommes proches d’un niveau de retournement de court terme. Le tout est de savoir comment et jusqu’où le jouer. Par anticipation, dans Levier7, nous nous sommes déjà positionnés sur quelques puts, sur des valeurs qui présentaient une configuration plus faible par exemple.

Gardez un oeil sur l’Italie
Comme je vous le disais à l’instant, la situation de l’Espagne et de l’Italie pourraient bien être l’étincelle qui rallume la mèche. En effet, ces deux grands pays de la zone euro ont vu leur note reculer de deux crans.

L’Italie, avec une notation BBB+, a certes vu ses taux repasser sous les 7%, mais il reste le pays qui devra faire le plus appel au marché obligataire… Si les premiers appels au marché se sont bien passés, qu’en sera-t-il des suivants ? Il faut donc surveiller de près le marché obligataire à chaque nouvelle émission.

La Grèce refait parler d’elle pour la énième fois et il semblerait que nous nous acheminions vers une décote de la dette de 60 à 70%. Il pourrait y avoir un impact négatif sur le marché à court terme.

Quelle configuration pour l’Eurostoxx 50 ?
Face à ces problèmes de dette souveraine qui n’en finissent pas, voyons quel en est l’impact, finalement, sur l’indice paneuropéen : l’Eurostoxx 50.

Graphique: Eurostoxx50
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Il y a trois mois, j’attendais une chute vers 2 180 points (voire légèrement plus bas) puis un rebond proche des 2 500 points. C’est à peu près ce qui s’est passé, même si nous avons finalement buté les 7 décembre et 3 janvier derniers à 2 400 points (niveau de résistance donc de vente à court terme).

Tant que les 2 500 points sont résistance, la configuration est négative pour les prochaines semaines. Comme je vous le disais, le marché montre des signes d’essoufflement et cela se voit au niveau des indicateurs mathématiques : le RSI ne parvient plus à progresser, restant sous une oblique légèrement baissière.

Après le violent rebond de septembre/octobre 2011, je pense que nous sommes engagés dans une longue consolidation, que j’ai notée a/b/c en Elliott sur mon graphique. Après une première phase de correction en novembre, nous avons ainsi eu un rebond relativement lent en vague b, et il nous manque désormais la vague c. Celle-ci a pour objectif les 1 960 points et nous permettrait de revenir non loin des plus-bas de 2011, pour reprendre des forces et accumuler ensuite dans cette zone de support majeure.

Comment jouer cette correction ?
Ce sont donc des niveaux que je vais suivre de très près en plus du CAC 40 ou du S&P 500 afin de prendre d’autres positions sur les Turbos. Car vous le savez, quand une configuration est claire, vous pouvez maximiser le mouvement grâce à ces produits à effet de levier ! Tenez par exemple : ici, j’attends donc une consolidation de 18% (de 2 400 points à 1 960 points sur l’Eurostoxx). Si vous prenez un Turbo adapté au scénario, avec, ne serait-ce qu’un levier de 4 ou 5, ce qui est faible, vous pouvez quasiment vous retrouver avec un gain de 100% ! Mais attention à la barrière désactivante, bien sûr.

Par ailleurs, pour ceux d’entre vous qui sont sur Paris et qui ne connaîtraient pas encore bien les Turbos, je vous invite à la conférence de jeudi à 18h, à laquelle je participerai. Vous trouverez ci-joint le lien pour vous y inscrire : https://fr.citifirst.com/Invitation/

Et si vous connaissez déjà les Turbos et que vous cherchez juste des conseils pour les trader, rejoignez mon service !

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Sebastien Duhamel
Sebastien Duhamel

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