Airbus leader du CAC40 après un bon deuxième trimestre

Rédigé le 26 juillet 2018 par | Actions, Analyses indices, Big caps, Cac 40, Indices, sociétés et marchés Imprimer

Hangar d'AirbusL’action Airbus Group (NL0000235190-AIR) s’adjuge 3,62% à 108,70 € à un peu moins d’une heure de la cloche, signant la plus forte progression de l’indice phare après les comptes du deuxième trimestre.

L’avionneur européen a il est vrai dépassé les attentes aussi bien sur le front de la rentabilité que sur celui de l’activité, avec un Ebit ajusté en hausse de 101% à 1,148 Md€ et un chiffre d’affaires consolidé en augmentation de 8% à 14,851 Mds€, contre respectivement 1,011 Md€ et 14,551 Mds€ pronostiqués par les analystes.

Il a fait état d’une « nette amélioration du programme A350 XWB (NDLR : le long-courrier concurrent des Boeing 777 et 787) » et d’une « accélération des cadences de production de l’A320 NEO (New Engine Option) », plus que jamais un blockbuster sur le segment des monocouloirs par-delà les problèmes rencontrés récemment sur les réacteurs Pratt & Whitney conçus par United Technologies, l’un des deux motoristes de la société.

Moins d’inquiétudes sur le programme A400%

graph action airbus

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Airbus Group a de surcroît maintenu ses objectifs annuels d’un flux de trésorerie disponible stable par rapport aux 2,95 Mds€ de 2017 et d’une livraison d’environ 800 avions commerciaux (à ajouter aux 18 A220, le nouveau nom des CSeries de Bombardier), même s’il « reste un défi », admet le CEO Tom Enders. Ce dernier a aussi fait état de « progrès sur le plan opérationnel et capacitaire » s’agissant du programme de son gros-porteur militaire A400M, dont le retard avaient fortement pesé sur les comptes de l’exercice 2016.

Le concurrent de Boeing avait ajusté à la baisse la production de cet avion en mars dernier, prévoyant la production de huit exemplaires par an à compter de 2020 (et de six A380 – l’autre géant des airs pour lequel il a dû se résoudre à réduire la voilure – par an à compter de cette même année 2020).

Bref, Airbus Group se porte plutôt bien, mais reste deux fois moins rentable que son homologue américain. En hausse de quelque 31% depuis le début de l’année, le titre se paie actuellement sur un VE/Ebit de 13 et pourrait encore progresser, sous réserve d’une conjoncture favorable et d’un euro bien orienté face au billet vert…

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Guillaume Duhamel
Guillaume Duhamel

Guillaume Duhamel suit l’actualité boursière au quotidien depuis plus de 5 ans. Historien diplômé de l’Université de Paris IV-Sorbonne et journaliste de formation, passé également par le sport et le développement durable, il voue un intérêt particulier aux small et midcaps, ainsi qu’aux secteurs de l’énergie et de l’aéronautique

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