Air France : situation difficile pour la compagnie aérienne

Rédigé le 24 août 2016 par | Actions, Big caps, Indices, sociétés et marchés, Toutes les analyses Imprimer

Le 28 juin dernier, dans un article consacré aux conséquences du Brexit sur les banques et le secteur aérien, je vous indiquais qu’il valait mieux rester à l’écart d’Air France (FR0000031122) en dépit de ratios de valorisation très faibles (VE/CA de 0,2) à cause « du climat salarial et syndical ».

Depuis la veille du Brexit, le titre a perdu 25%, retombant sous les 5 €, une zone critique qui, la dernière fois qu’elle a été franchie à l’automne 2011, a entrainé le titre sur les 3 € en quelques mois.

Air France KLM Eric Lewin

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La capitalisation boursière d’Air France-KLM est retombée sous les 1,5 Mds€.

Et la grève du personnel navigant de fin juillet/début août ne va pas aider à redresser la situation. Des premiers chiffres circulent et évoquent une facture de l’ordre de 90 M€.

Pour ne rien arranger, le trafic de juillet n’a pas été bon avec une recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) en nette baisse : -5% par rapport à juillet 2015. Tout le réseau semble être en surcapacité. Le coefficient d’occupation a également reculé de 0,5 point, à 88,8%.

Du coup, les résultats trimestriels publiés fin juillet n’ont eu que peu d’impact sur le titre, même si (point positif), le résultat d’exploitation est revenu dans le vert à 218 M€ et que le free cash flow a quasiment doublé à 373 M€.

Très franchement, quand vous vous déplacez à l’étranger, comme j’ai pu le faire au mois d’août, Air France n’est plus une compagnie compétitive. Sur les longs courriers, vous trouvez moins cher avec un service au moins d’égale qualité – et je ne suis pas adepte du french bashing, vous me connaissez : je crois énormément en nos entrepreneurs et à nos entreprises françaises.

Les investisseurs semblent déserter la valeur, et certains brokers comme le bureau d’analyses irlandais Davy (pas le plus connu, je vous l’accorde) dégrade sa notation de « surperformance » à « neutre ».

Il y aura évidemment un rebond technique car l’action est vraiment donnée si l’on regarde les ratios boursiers. Mais dans une perspective de plus long terme, j’ai du mal à être positif et j’ai du mal à trouver des catalyseurs à la hausse à part ces ratios très faibles…

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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