En 2017, le CAC 40 risque d’être difficile à trader

Rédigé le 3 janvier 2017 par | Cac 40 Imprimer

Une page se tourne et c’est en vous accompagnant de mes meilleurs voeux de santé, d’amitié et de réussite que j’aimerais commencer l’année 2017.

Comme chaque début d’année, nous allons donc faire un point de long terme sur le CAC 40 (les indices US suivront dans les prochaines analyses). Exercice difficile car le programme politique et économique va être particulièrement chargé. L’année 2017 risque d’être bien plus compliquée en terme de trading que ne l’a été 2016…

Pourquoi compliqué ?

2017 : année compliquée en termes de trading donc de prises de position

En fait, pour être tout à fait précis, la situation est à la fois… claire et compliquée. Elle est claire au niveau graphique mais demande à être gérée avec précision au niveau technique si l’on ne veut pas se trouver pris au dépourvu. Et l’une des clés de 2017 sera probablement le choix des unités de temps d’intervention.  Quand un marché ou un actif est en tendance, vous pouvoir vous positionner et vous contenter de vous laisser porter par la tendance (de moyen ou long terme, peu importe). Facile. C’est le type même de marché où tout le monde gagne – même en faisant des erreurs.

Par contre, quand un marché n’a pas de tendance ou, comme dans le cas présent, est en mode « impulsion » alors il convient de s’adapter en tradant sur des échelles de temps plus réduite car les mouvements risquent d’être plus rapides (plus de volatilité) mais moins profonds.

Il est très important de bien savoir reconnaitre et différencier un marché en tendance (mouvement de fond puissant et qui peut durer longtemps) et un marché d’impulsion (grosse volatilité, accélération rapide des prix mais de courte durée).

Voyons ce que cela donne sur le CAC 40

De 2011 à 2015, le CAC était en tendance (canal haussier vert). Depuis qu’il en est sorti, la volatilité (nervosité) est remontée.

CAC mensuel

Si le CAC a terminé l’année en territoire positif ce n’est qu’en accélérant suite à l’élection de Trump : il a alors pu passer la barre des 4 600 pts sous laquelle il était cantonné. Mais ce mouvement est, du moins pour le moment, clairement un mouvement d’impulsion. Il ne s’inscrit pas dans une tendance. Sa portée devrait rester limitée surtout si vous investissez à moyen / long termes.

Quel est l’objectif de l’impulsion du CAC40 ?

Sans doute au maximum un retour vers les 5.150 pts… soit un peu moins de 5% par rapport aux cours actuels.

Graphiquement, cette zone (pastille rouge) correspond à :

  • La résistance baissière (oblique rouge) qui a déjà été touchée trois fois ;
  • un report d’amplitude (flèches verticales bleues claires) qui nous donne aussi un objectif à 5.150 pts (segment horizontal rouge) ;
  • à une résistance graphique horizontale (segment horizontal rouge) ;
  • au dernier « top » marqué par le CAC (au point #3).

Voilà, les 5.150 pts (pastille rouge) représentent tous ces niveaux. Donc en cas de signal baissier apparaissant sur ce niveau sur l’unité de temps inférieure (donc l’hebdomadaire) : prenez vos bénéfices et débouclez vos positions.

Et en ce qui me concerne, ce sera aussi très probablement une vente à découvert car le risque sera faible (stop rapproché) et le potentiel très intéressant. Comptez sur moi pour vous en reparler au moment de prendre position.

Les marchés deviennent des cas psychiatriques

2016 aura consacré ce qui pourrait bien être un summum de la déroute des analystes et des commentateurs « mainstream ».

Alors peut-être devons-nous désormais passer d’une analyse de la « psychologique des marchés » à de la « psychiatrie » des marchés, comme me le confiait un ami gérant de fonds de la place Parisienne.

Car, pour simplifier, trois échéances importantes ont émaillé le parcours de 2016. Et elles se sont soldées par 3 cartons rouges (Brexit, élections U.S et référendum Italien). Clairement les citoyens ont décidé de « mal voter » — c’est-à-dire de ne pas voter comme on leur avait dit de le faire. Selon toute logique, ces « cartons rouges » étaient censé mettre au moins un frein à la progression des indices – ce qui aurait été logique vu les enjeux de ces consultations.

Eh bien non. Les marchés sont devenus fous.

Le CAC (et les autres indices Européens et U.S) ont justement choisi d’accélérer à ces moments (hors Brexit, il est vrai, qui a fait peur quelques jours).

Donc : on évitera soigneusement tout plan sur la comète, surtout si vous avez un raisonnement fondé et rationnel. Ne pariez donc pas sur des réactions de marché en fonction des échéances politiques à venir (élections France / Allemagne / Pays Bas… et mise en place du Brexit).

Une autre chose intéressante qui s’est passée et qu’il faut prendre en compte désormais dans les analyses :

La politique « interventionniste » des banques centrales

Bien. Si vous suivez régulièrement Philippe Béchade, vous saurez de quoi je veux parler. Les banques centrales manipulent purement et simplement les marchés (voir l’article de Philippe du jour). Même en cas de très mauvaise nouvelle, les banques centrales et les grosses mains réagissent de plus en plus rapidement pour éviter toute panique boursière.

Par exemple, lors de l’annonce du Brexit, les indices ont flanché… 2 jours et le FTSE100 est reparti en flèche la hausse, pour terminer l’année sur un gain de 15%

Lorsque le résultat des élections américaines a été connu, les indices US ont dévissé 3 heures, pendant la nuit, et dès l’ouverture du cash, les grosses mains étaient déjà à l’œuvre. En moins d’une demi-journée, elles ont non seulement contré le risque de contagion baissière, mais ont ensuite propulsé les indices à la hausse, qui ont enregistré une de leur plus belle série de hausses journalières de leur histoire.

Et pour nos amis Italiens, le troisième carton rouge, alors là, la réaction pour contrer toute baisse a été quasi instantanée : les interventions massives n’ont pris que quelques minutes pour se mettre en place et aller casser le consensus.

Conclusion : quand une annonce d’importance tombe, les réactions sont de mieux en mieux organisées et de plus en plus rapides. Attention donc à ne pas sur-réagir ou à partir trop vite au risque de se voir immédiatement contré !

Psychologiquement, il sera d’ailleurs très intéressant de voir à quel moment les « mauvaises » nouvelles commencent à être prises comme telles par le marché. Pour l’instant, tout ce qui est bon est bon – et ce qui est mauvais est bon quand même.

Rapidement, en 2017 il faudra donc :

Nous aurons peu de visibilité sur les marchés. Par contre, attendons-nous à une augmentation de la volatilité. Voici les éléments sur lesquels nous devrions pouvoir tabler :

  • 5.150 pts sera une zone extrêmement dangereuse pour le CAC ;
  • Les joueurs de long terme conserveront leurs positions haussières tant que l’impulsion continuera de se développer (je reviendrai vers vous pour affiner tout cela).
  • Vous devrez réduire vos horizons de temps pour prendre position afin de coller aux caractéristiques du marché (manque de visibilité, potentiel restreint, hausse de la volatilité à prévoir).

Sur ce, il y aura de quoi faire et ne vous inquiétez pas : nous sommes justement là pour vous guider !

Allez, pas de panique,… ca va bien se passer.

Bonne année !

Gilles

La guerre des devises offre des opportunités exceptionnelles

Voici celles que ce stratège des guerres des devises a détectées :

  • 173% en moins de quatre mois sur des mouvements liés au real brésilien.
  • 356% en moins de trois mois sur des mouvements liés au franc suisse.
  • 364% en moins de 30 jours sur des mouvements liés au rouble russe.
  • 393% en quatre mois sur des mouvements liés au peso argentin.
  • 615% en cinq mois sur des mouvements liés au dollar canadien
  • 955% en six mois sur des mouvements liés au dollar US
  • Un incroyable 9 781% en trois mois sur des mouvements liés au peso mexicain

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Gilles Leclerc
Gilles Leclerc
Trader

Gilles a tout d’abord commencé dans la grande finance. Avec un MBA de la prestigieuse université américaine de Hartford, il a ensuite intégré la direction Financière IBM Europe et ensuite d’IBM Corporation (headquarters mondial). Puis, peu à peu, la passion boursière le gagnant, il s’est tourné vers les activités de trading.

Cela fait maintenant 20 ans que Gilles trade sur les marchés et il se consacre exclusivement à cette activité depuis une dizaine d’années.

Dès 2008, il fut l’un des premiers à pressentir les modifications profondes qu’allaient occasionner l’utilisation intensive des algorithmes sur les marchés financiers ; il a su s’adapter en mettant en place de nouvelles stratégies de trading répondant à ce nouvel environnement. Il créa donc son propre système de trading tout à fait spécifique et basé sur des concepts innovants.

De façon à prouver la validité de son approche, il reste l’un des rares traders/analystes à poster régulièrement ses prises de position en « Live » sur un site d’Analyse Technique de renommée ( Univers Bourse ) où il partage l’intégralité sa méthodologie.

Il intervient désormais dans La Bourse au Quotidien afin de partager son expérience et de proposer ses analyses et sa méthode au plus grand nombre.

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