2013, l’année de la robotique

Rédigé le 21 mars 2013 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Par Ingrid Labuzan

Il faut avoir le coeur bien accroché pour investir sur la robotique : les cours de Bourse sont volatils. En une seule et même journée, une des sociétés du secteur, cotée sur le Nasdaq, a ainsi successivement perdu 7%, avant d’en regagner 15.

Dernièrement, c’est iRobot qui s’est fait remarquer par les investisseurs. Mardi 12 mars, l’action a pris près de 10% à l’ouverture.

Bien entendu, ces hausses boursières nous intéressent, mais ce ne sont pas, aujourd’hui du moins, l’objet de notre propos. Les succès boursiers des entreprises du secteur ne sont qu’un argument de plus à notre théorie : la robotique a le vent en poupe. Et les raisons sont nombreuses.

Revenons à iRobot. Cette société américaine fabrique des robots, principalement destinés à deux types d’usage, militaire ou domestique. Son produit emblématique : le robot aspirateur Roomba.

En février dernier, le groupe publiait les résultats de son dernier trimestre 2012. Des résultats en demi-teinte. Le chiffre d’affaires avait en effet reculé de 23%. Un repli dont l’origine est à chercher dans les difficultés de la branche Défense et Sécurité, alors que l’armée américaine se désengage partout dans le monde.

Toutefois, il y avait une raison de se réjouir : la branche de la robotique domestique poursuivait sa croissance, qui s’est chiffrée à 28% pour l’année 2012.

Que s’est-il donc passé le 11 mars, pour que l’action bondisse de près de 10% le lendemain matin ? iRobot a dévoilé ses perspectives de résultats pour le premier trimestre 2013. Et il a pris le marché par surprise. Le groupe prévoit en effet un revenu par action compris entre 0,16 dollar et 0,20 dollar, contre un consensus de 0,02 dollar. Il anticipe un chiffre d’affaires de 102 à 104 millions de dollars, alors que ses estimations précédentes faisaient état de 98 à 102 millions de dollars.

La branche Défense, la plus fragile l’année dernière, bénéficie en effet d’un carnet de commande plus fourni qu’anticipé. La société a signé un contrat de 14 millions de dollars pour des robots militaires FirstLook.

De plus, iRobot est bien positionné pour profiter du boom qui débute dans la robotique domestique. Ses aspirateurs remportent un vif succès à l’étranger et profitent des frémissements de reprise dans l’immobilier américain. Les taux extrêmement bas, depuis le QE3 lancé par la Fed, ont favorisé l’achat de biens immobiliers. Les indicateurs de confiance des consommateurs américains s’améliorent également, tandis qu’un rapport d’Automatic Data Processing montre qu’en février dernier, le secteur privé a créé 198 000 nouveaux emplois. Autant de signaux favorables pour les entreprises fabriquant des appareils électroménagers ou assimilés.

Ubisense devrait lui aussi profiter de cieux plus cléments en 2013. Cette compagnie britannique produit des systèmes capables de diriger les robots à distance et est également une spécialiste de la géolocalisation. Elle vient de remporter d’importants contrats, notamment une affaire de 1 million d’euros avec une entreprise britannique de télécoms. Et malgré les difficultés du secteur automobile américain, le groupe vient d’être choisi pour équiper une nouvelle usine aux Etats-Unis ; le nom du constructeur n’a pas été dévoilé.

L’année 2013 débute donc sous de bons augures, ce qu’a confirmé Richard Green, le Directeur Général d’Ubisense. Le carnet de commande se chiffre déjà à 13 millions de livres et il prévoit une amélioration de la performance financière du groupe. Comme iRobot, Ubisense a souffert en 2012, enregistrant une perte de 0,7 million de livres avant taxes.

L’année 2012 a souvent été celle de la transition pour les entreprises de robotique, dont les clients ont parfois tardé à renouveler leurs contrats. Un problème de délais qui a d’ailleurs plombé les résultats annuels d’Ubisense. Notez toutefois que l’année dernière, son chiffre d’affaires a augmenté de plus de 2%, à 24,3 millions de livres. Enfin, des rumeurs circulent : Ubisense pourrait se tourner vers le marché pour trouver de nouveaux financements.

A mesure que l’on avance dans 2013, les entreprises de robotique font preuve de robustesse, après une année 2012 plus délicate. Ces sociétés surfent sur une tendance de fond : la robotisation de notre monde, aussi bien dans l’industrie que dans les services.

Pourtant, certains grimacent à l’idée d’investir sur ce secteur. La robotique serait nuisible aux emplois. Cet argument n’est pas l’exact reflet de la réalité. La robotique peut être créatrice d’emplois, comme nous vous l’expliquerons bientôt. La robotique peut également être éthique. Une preuve : Rockwell Automation.

La compagnie, spécialiste de l’automatisation industrielle, est couronnée d’une flopée de prix, qui récompensent tous son attitude éthique. Au début du mois, elle a ainsi été nommée parmi « les Entreprises les plus Ethiques du Monde », pour la cinquième fois consécutive, par l’Ethisphere Institute. Cette organisation internationale se consacre à la promotion de pratiques éthiques et durables, à la lutte contre la corruption et à la bonne gouvernance au sein des entreprises. L’éthique fait quasiment partie de l’ADN de Rockwell, qui figure, depuis plus d’une décennie, au sein du FTSE4Good Index, un indice regroupant des sociétés responsables.

Rockwell Automation travaille à préserver les ressources naturelles, réduire la consommation d’énergie et la pollution, aussi bien en interne que chez ses clients. Voilà de quoi faire tomber les résistances de certains investisseurs. D’autant plus que le comportement éthique rejaillit sur les performances des sociétés, comme le souligne Alex Brigham, directeur exécutif d’Ethisphere : « Les Entreprises les Plus Ethiques du Monde en 2013 sont celles qui ont réellement intégré des pratiques éthiques et se sont imposées comme leaders dans leur secteur d’activité, forçant leurs pairs à les suivre, ou les distançant. »

La robotique est donc un marché de pointe, qui recèle en son sein des entreprises remarquables, tant par leur croissance que par leur « business model ». Si vous avez encore des doutes sur le sujet, tournez-vous vers Arnaud Montebourg. Le 19 mars, il a lancé le plan « France Robots Initiatives ». Le gouvernement a identifié la robotique comme un secteur de croissance. Avec une mission : faire rattraper à la France son retard dans ce domaine, et ce à grands coups d’investissements financiers.

Première publication dans La Quotidienne d’Agora le 20/03/2013.

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